Le même pas (presque) loin !

Quand je dis que je pars pour un voyage de 7000 et quelques kilomètres, ma mercière lève à peine son sourcil épilé, les bûcherons arrêtent à peine de fendre du bois, les lectrices de « Marie Claire » ne cessent même pas de lire leurs horoscopes, les enfants continuent paisiblement à faire leurs coloriages, et ma coiffeuse continue de me demander si je veux une couleur.
J’indiffère…enfin presque.
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De nos jours, les distances sont couvertes si rapidement que nous avons tous oubliés l’admiration que pouvait évoquer les aventuriers du XVe et XVIe siècle.
Qu’est-ce que cela devait être excitant de partir à la découverte de mondes inconnus. Vous parlez…Les maladies, les infidèles, la famine, la météo, le scorbuuuuuuuut, les tempêtes, les mutineries, les attaques des indigènes, la promiscuité, la bouffe infâme, etc.
PAUSE
Ok, en en fait, non, ça ne devait pas être si merveilleux de voyager à cette époque.
PAUSE
Désormais, c’est un jour à « le Paris », le lendemain à « le Cap », à le « Los Angeles » ou à « le Tokyo ». Pour ma part, j’ai toujours été étonné de pouvoir faire caca sur le bord du Grand Canyon le matin, et le lendemain être paisiblement en train de faire pipi sur les pommiers du jardin de ma maman.
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Le monde est petit, et nous encore plus.
En revanche, quand je dis que je vais couvrir cette distance le derrière collé sur un bout de cuir sculpté par les mains habiles d’une ouvrière de la perfide Albion, les regards se figent sur mon visage de poupon, les dents se déchaussent dans le sens des aiguilles d’une montre, et d’un seul coup d’un seul, je forge l’admiration…enfin presque.
Pourtant, je ne cesse de répéter invariablement que 7000, 8000, 10000, 20000 km à vélo n’est pas un challenge en soi. C’est plus la vitesse à laquelle la distance est parcourue qui doit impressionner.
Grosse différence de prendre une abeille dans le visage à 12 km/h ou à 60 !
Ainsi, je me dois alors d’expliquer patiemment que dans la préparation de ce voyage, ce n’est pas tant la distance qui occupe mes pensées nocturnes, mais plus la logistique autour de cette distance.
Où dormir ?
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Que manger ?
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Quelle route ?
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« Si une idée ne paraît pas d’abord absurde, alors il n’y a aucun espoir qu’elle devienne quelque chose. » Albert Einstein

Pour m’aider, c’est ici:
http://www.kisskissbankbank.com/jamais-sans-mon-fils

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