Campeur nous fige !

C’est facile à faire, à dire, à présenter, à vendre.
C’est même très facile d’annoncer que l’on va faire un super voyage à vélo pour aller chercher son fiston qui vit à l’autre bout du monde.
Yoohoo !
À la limite, j’aurais pu même dire que j’allais le faire en un mois, en courant, en passant par la Syrie et l’Irak, tout nu sur un monocycle.
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Passé l’annonce, il y a : « Bon ben voilà, comment je fais maintenant ? ».
On commence par la route, puis on se dit que la route, il y en aura toujours.
On enchaine sur le budget, puis on se dit que se déplacer à vélo et que camper ça ne coûte pas forcément très cher.
On continue sur la logistique, et là, fort d’une petite expérience, on se dit qu’on devrait maitriser relativement bien, les aléas du voyage.

Et on termine donc par un truc qui tient relativement bien la route.
On se couche serein.
Ça, c’est au début, car comme tout projet, une volée de pragmatisme vient d’un seul coup d’un seul asperger vos ardeurs, étouffer votre engouement, écraser votre enthousiasme, et vous foutre une suée digne d’une bonne grippe de saison.
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Depuis que je me suis lancé dans ce voyage, et passé le cap du « tu es fou », j’ai eu à faire face à de nombreuses questions de la part de ma famille, de mes amis, ou de personnes auxquelles je disais naïvement que j’allais faire pas loin de 8000 km à vélo.
Questions légitimes sans nul doute.
Néanmoins, loin des considérations logistiques, je dirais que c’est plus leurs peurs qui transpirent à travers ces questions.
J’ai bien compris la règle des 3 de Ron Hood, sachant que l’on ne peut pas survivre trois secondes sans inattention/prudence, trois minutes sans respirer, trois heures sans protection/régulation thermique, trois jours sans boire, trois mois sans manger, trois mois sans se laver/relations sociales, et trois mille ans sans chat.
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Alors oui, j’ai quelques peurs, mais je préciserais que se sont plus des inquiétudes qui me pourrissent mes nuits.
Je m’endors comme un bout de roche à 23h et me réveille, certain d’avoir fait une bonne nuit, à 1h24 du matin !
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En fait, dans ma vie je n’ai peur que d’une seule chose : des requins quand je nage au large. Sachant que je nage rarement au large, sachant que les requins mangeurs d’hommes sont peu nombreux, sachant que je nage quand même hyper vite en brasse indienne, sachant que j’ai des amis dauphins, sachant que je m’appelle « Pascal le rorqual/le squale », j’arrive à vivre très bien avec cette peur.

Dans une société où la peur est cultivée par les médias (désolé pour le poncif), où l’on devrait avoir peur des jeunes (cons), des araignées mortelles, des étrangers (surtout les Bretons), des souris qui dorment sous les lits, des musulmans/juifs/chrétiens ra-di-ca-li-sés, des moustiques tigrés du Bengale, des lapins vampires, des OGM (bien le vélo…ok, je soirs), des pigeons chieurs, des maladies tropicale (attention à ne pas confondre rhume et rhum), d’Internet et de ses dérives, des chats, des chats, des chats, des chats, des chats.

Fi ! Que c’est pénible !

Donc, point de peurs, place plutôt aux inquiétudes.
Les miennes.
Hormis celles déjà citées (Où dormir? Que manger?), en voici quelques unes.

Inquiétudes quant aux chiens.
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Je sais, je fais une fixation, sur le meilleur ami de l’homme, mais le pire ennemi du cyclo-randonneur, c’est bien cette bête là ! Tous les cyclos vous le diront, voyager en Europe de l’Est offre rarement un moment de quiétude. Ces derniers vivent et vous coursent en meute. En meute, je vous dis !
Ce n’est pas le kiki, rat poilu et au manteau Jacquard dont je vous parle, mais plus du canidé, bâtard de son état.

Inquiétudes quant à la météo.
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En voilà une variable qu’il va falloir que je dompte. Se taper une pluie constante pendant des jours et des jours, ou un soleil de plomb, peu à la longue sacrément freiner l’enthousiasme du plus courageux des cyclos.
La pluie lave les ardeurs, le soleil les cuit, le vent les sèche, et le froid les gèle.
Une bonne recette, je vous le dis !
Je passerais sur les températures du sud Iranien du mois de Juin, bien entendu.

Mis à part ça :
Je resterai prudent.
Je resterai vigilant.
Je me préparerai au mieux.

Gardant toujours le fameux : « Stop – Think – Organize – Proceed » cher à toutes les personnes voyageant seul dans des contrées inconnues.
Pour le moment : « Même pas peur ! »
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« Dans 20 ans, tu seras plus déçu par les choses que tu n’as pas faites. Alors, sort des sentiers battus. Mets les voiles. Explore. Rêve. Découvre. » Mark Twain

Encore 19 jours pour m’aider: http://www.kisskissbankbank.com/jamais-sans-mon-fils

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