Pause de mots

Écrire c’est contraignant.
Alors écrire tous les jours c’est quelque fois, hum, hum, lourd et chronophage.
Pourtant, cela fait 22 ans que je m’y attache.
Certes, il m’arrive quelques fois de ne pas avoir le temps de le faire deux, trois jours de suite, et là, ça devient « compliqué. »
Ainsi, il me faut, le plus objectivement possible, me replonger dans le passé et retranscrire mes journées et leurs lots d’émotions/d’humeurs.

On a dû mal à savoir ce que l’on a fait trois heures auparavant, alors trois jours ! (Faites l’exercice, vous verrez ô combien cela est ardue).
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Prendre du temps chaque jour pour narrer ce que j’ai vécu, où je suis allé, ce que j’ai fait de « notable », ce que j’ai perçu, comment je me suis senti, ce qui m’a fait avancer, est une tâche qui, depuis que je m’y astreint, m’a plus d’une fois poussé à me poser moult questions :
« Pourquoi écrire TOUS les jours ? Qui me lira ? Qu’est-ce que je recherche ? Combien pèse le vent? Y a-t-il une vie pendant la mort? Le supporter de foot a-t-il un cerveau? Peut-on manger le chat de la voisine  ?»
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On écrit pour soi, mais aussi pour les autres, je pense.
Sauf que pour le moment, mon journal, personne n’est autorisé à le lire – sous peine de se faire arracher le cœur, pincer les tétons, et cuire les yeux.

Marque d’une vie révolue, d’un temps passé, d’évènements vécus avec ma sensibilité, il est un petit bout de moi.
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En fait, j’ai commencé à écrire pour me souvenir, puis prenant vraiment trop de plaisir, j’ai poussé un peu plus loin la simple collection de souvenirs, j’y ai laissé du moi.

C’est à la naissance de mon fils que mes millions de mots ont trouvé leur lecteur.

À notre séparation, mes pages ont pris encore plus de sens.
Il pourrait avoir quelques réponses.
J’espère.
Il a déjà commencé à en lire quelques passages, le gueux !
Cela m’a touché, et quelque part gêné, car ce que j’y pose est très personnel, voire brutal/violent.

De mon côté, je m’y replonge de temps à autre, afin de savoir combien j’ai avancé, progressé, mûri, vieilli, combien je me suis trompé aussi !
Les paroles volent, les écrits restent, et quelques fois, c’est en pleine face que je lis combien j’étais totalement à côté.
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Même si écrire prend du temps, je me suis toujours accordé 20 à 30 minutes dans ma journée pour faire cette forme « d’ablution intellectuelle. »
Combien de fois je me suis senti en colère, triste, heureux, déprimé, pétri de doutes, comblé, et combien de fois les pages blanches du jour ont reçu mes humeurs comme une vomissure, un crachat, une délivrance aussi.

Soigner mes maux avec des mots.

Comme j’ai pu le lire : « Écrire c’est exister quand nous n’existons plus pour personne. »
Je veux laisser une petite trace alors ?
Peut-être, mais alors toute petite.
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Toutes les personnes qui m’ont côtoyé au quotidien (paix à leur âme) savent qu’à un moment de la journée, je vais me retirer, m’isoler, me poser, m’arrêter, pour retranscrire par écrit ce que je viens de vivre.
Prendre du temps pour soi.

Il y a des jours où cela est d’une banalité affligeante, et il y a des jours où cela est d’une richesse déconcertante.

Au début ce ne fut qu’un banal journal dans lequel j’écrivais à la plume.
Puis, il y a une quinzaine d’année, j’ai remplacé mes pattes de mouches d’encre bleue, par une écriture propre typographiée « Times – Police 12. »
Il n’y a que lors de mes voyages que je retrouve l’écriture manuscrite.
Ça fait mal, mes doigts n’étant plus habitué à cet exercice – je tape désormais plus vite que je n’écris.

Si à mes débuts, je dois avouer que j’étais mauvais, plat, ennuyant dans ma narration, et avec le temps, je me suis bonifié (?)
J’ai réussi à passer la barrière de la pudeur, et laisser sur le papier un « plus vrai moi. » (désolé rien trouvé de mieux), et à donner une épaisseur à mes écrits.
Ce ne fut pas facile.
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À l’aune de mon départ, j’ai déjà bien entendu fait le nécessaire pour continuer à écrire, et tenter de vous faire partager mon voyage.

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