JMSF – GEISINGEN – INGOLSTAD

Voici donc quelques jours que je n’ai rien publié, et là c’est la tartine.

Je suis à l’heure actuelle à Ingolstad après être passé par de nombreuses villes en « …ingen » (en fait 3 villes sur 4 est « ingen-quelque chose ».)
Dimanche nous sommes partis de Geisingen, pour passer par Sigmaringen et se poser à Riedlingen. Je vous avais prévenu, hein !
Lundi, j’ai fait Riedlingen – Ulm – Gunzburg 
Aujourd’hui, ce fut Gunzburg – Dillingen – Donauworth – Rain (porte bien son nom lui !) – Neuburg an der Donau – Ingolstad
Voilà, c’est donc cela la vie de nomade ! Pourtant on ne peut pas dire qu’il ne s’est rien passé. En fait, il ne s’est passé qu’une chose : la météo pourrie. Rires. La météo de MERDE oui !
Il y a plein de choses en faire dans ce coin de l’Allemagne en ce moment, tout un tas de trucs supers intéressants et agréables, SAUF du vélo !
Samedi soir, j’avais eu beau prier et faire de nombreux sacrifices de chats, rien n’y avait fait, et dimanche en partant avec mes amis, je me disais que c’était un autre voyage qui débutait. Pourtant, Karoline m’avait dit juste avant que nous prenions la voiture : « Il y a le temps quand on est dehors, et le temps quand on est à l’intérieur. Ce n’est jamais la même chose. »
C’est vrai, mais là en trois jours, j’ai pris « cher ».
Le petit résumé depuis samedi soir.
Dimanche :
Je m’étais levé tôt pour écrire, et dehors, il faisait un temps à rester au chaud à manger des chataignes et jouer au scrabble. Cependant avec mes amis, nous avions de la route à faire en voiture pour commencer, puis à vélo, bien entendu, puisqu’ils avaient prévu de passer la journée en ma compagnie, ainsi que la nuit (ils rentraient en train le lendemain). 
Ainsi, nous avons roulé au total 115 km, un peu plus que prévu – ces 115 km sont passés « comme un chat sur un catapulte ». Le vent violent nous poussant et nous faisant rouler à plus de 30 km/h des fois – ce qui avec mon chargement est assez énorme, si, si c’est assez énorme. Le vent nous poussant si bien que nous avons même décidé de filer après Sigmaringen à Riedlingen. La pluie s’était mise à tomber quand nous sommes arrivés dans un petit camping – avec la nuit, ce fut pas terrible de tout monter. En revanche, le diner fut sympa, et j’ai pu prendre une bonne douche chaude avant de me coucher, ravi par la journée avec mes amis, ravi par la portion traversée (le long des gorges du Danude : superbe !), mais un peu angoissée par la météo à venir.
Alors lundi, quand ils sont partis très tôt le matin, je peux dire que j’ai pris mon premier coup au moral. Ce fut glauque. Quand, je dis glauque, c’est ultra méga glauque. Le genre de glauque qui vous fait dire que la pire chose serait d’être chauve !
Ah crotte, je suis chauve.
Ranger le matos sous la pluie, dans la boue, mouillé, dans le froid, en sachant que je ne savais pas où j’allais dormir le soir. Non, pas réellement le truc qui fait rêver. 
Cela aurait pu être pire puisque j’aurais pu me déplacer à vélo.
Ah zut, je me déplace à vélo.
Mais bon, je suis parti tout de même heureux, motivé, et très tranquillement, admirant faune, paysages, et petits villages traversés. Pour la première fois, j’avais le sentiment de faire un voyage. Personne à retrouver le soir, pas de lieux pour dormir de planifié…La liberté. En plus, par chance, j’ai eu droit à 33 minutes de soleil qui m’ont permis de faire sécher à peu près correctement mes affaires. En arrivant assez tôt à Ulm, j’ai pu y prendre mon déjeuner et m’offrir une longue pause dans un café à faire de l’écriture. Ce fut une bonne chose, car la pluie qui m’avait accompagné une partie de la journée s’était remise à tomber. J’avais réellement bien aimé cette pause à Ulm (prononcez ulm et non pas ultra léger motorisé. En repartant vers 17h, après deux heures de pause quand même, je me suis dit que je ferais encore quelques kilomètres, histoire de…Bon, l’histoire de a fait que j’ai roulé 40 km pour me poser en camping sauvage à Gunzburg. Parfait. 105 km de réalisés.
Les paysages le long du Danube furent sympas, sans plus. Il faut dire que la météo et la végétation encore endormie n’apporte pas la petite touche de lumière colorée. Dommage, mais je m’en fiche, car je trouve tout beau (car nouveau .)
Aujourd’hui mardi.
Bon, nous sommes le soir, je suis à l’hôtel.
Quoi à l’hôtel ?
Il s’embourgeoise ?
Oui, enfin, ce fut une journée très compliquée on va dire…surtout à la fin. Une journée bien galère pendant au moins deux heures (le reste se sont des galères normales du voyage à vélo à cette époque).
J’ai pourtant décollé avec toutes mes affaires sèches, reposé, et à nouveau motivé et heureux par une nouvelle journée sur la route. Je suis désormais habitué à rouler tous les jours, et sincèrement 100 km ne me font pas peur, surtout qu’aujourd’hui j’en ai fait 146 ! Je suis même heureux de découvrir tant de paysages différents. Je flâne, roule à mon rythme, je voyage quoi.
Alors comment vous dire ?
Je suis parti avec un vent fort qui s’est transformé en vent hyper méga violent. La bonne chose c’est que je l’ai eu dans le dos toute la journée (sauf les fois où je me suis planté de route, mais ça ne compte pas !). Le reste du temps, j’arrivais même à rouler (toujours avec le chargement) à des vitesses surnaturelles…Il y a même eu des moments où je n’avais même pas à pédaler (véridique). Donc, tout a bien commencé dans le meilleur des mondes sauf que le temps était gris et sauf que la pluie s’est mêlée au vent violent sous la forme d’averses violentes.
Arrivé dans une ville (en « ingen » encore  ) pour mettre mes affaires de pluie, un type m’a dit un truc du genre : « Oh mon bon pèlerin, il ne fait point bon pour circuler à vélo n’est-ce pas ? » ou plus un truc du genre « fait un temps à chier pour faire du spad hein mon con ? »
Effectivement, j’ai donc roulé sous la pluie quasiment toute la journée, les rares fois où il n’a pas plu, j’ai eu le vent de face ou de ¾ de côté. Usant, éprouvant même ! Du coup, entre deux averses et quelques photos, j’ai fait des pauses dans des cafés pour me sécher, réchauffer, et boire un bon chocolat chaud.
Je suis ainsi arrivé à Ingolstad avec suffisamment de temps pour trouver un endroit où dormir (lire camping sauvage). SAUF, et là, méga SAUF qu’une pluie forte s’est mise à tomber.Un truc de malade. Demandant où je pouvais me poser en camping, les gens me disait que le seul camping ouvert était loin (j’avais déjà 140 km dans les jambes) et qu’il n’était pas conseillé de camper en raison du vent très violent et des arbres menaçant. Super ! En demandant à un jeune (sûr de parler anglais le jeune teuton), celui-ci m’a envoyé vers l’auberge de jeunesse, SAUF, méga SAUF, l’auberge en question était désormais utilisée comme centre pour des réfugiés de guerre. Impossible d’y dormir.
Trempé comme un bouse, frigorifié, je suis reparti en espérant trouver un autre plan. C’est alors que je me suis retrouvé avec deux jeunes à un feu rouge. J’ai aussitôt demandé où je pouvais dormir, et de fil en aiguille, je leur ai forcé la main pour me faire inviter chez eux. Surpris par ma demande, ils m’ont gentiment dit que cela n’était pas possible, mais qu’en revanche, ils pourraient m’aider un trouver un hôtel. Voilà, comment je suis arrivé dans cet hôtel correct (qui plombe sérieusement mon budget)…
Je suis au chaud, au sec, et j’aurais bien des dizaines de bricoles à raconter, mais bon, je crois que j’ai eu une journée bien remplie.
J’ignore ce que la météo va être pour les prochains jours, mais là, c’est réellement difficile. Non pas de rouler, mais de camper. La température vient de chuter donc je vais voir tout à l’heure comment je gère tout ça.
Malgré cela je reste assez optimiste et heureux. Ce n’est pas facile, mais je me dis que j’ai de la chance, que ça va s’arranger, que je file toujours vers l’Est. Enfin j’espère que ça va s’arranger, car ce n’est plus le physique qui me fait peur désormais, mais le mental – Essayez donc de vous retrouver à vélo, à l’étranger, trempé, affamé, frigorifié, alors que la nuit tombe sans savoir où vous allez dormir.
Je n’arrive pas à publier avec ma tablette donc pas de photos pour le moment – désolé 
Je ne me suis pas relu non plus…au cas où…
Bon, allez direction Regensburg, puis Passau, puis ça sera l’Autriche. 

Envoyé depuis mon appareil mobile Samsung.
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15 réflexions sur “ JMSF – GEISINGEN – INGOLSTAD ”

  1. Je vois que la météo n est pas cool avec toi, C est le risque du métier malheureusement, bon il faut garder le moral pascal.
    Ceci dit tu dois voir des paysages magnifiques.
    Et TED comment il va?
    Bonne route

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  2. Courage Pascal, « après la pluie, vient le beau temps » dit t’ont :). Par contre ce proverbe ne dit pas quand… Chez nous le soleil arrive dimanche, donc compte 2 jours maxi en plus pour toi ;). C’est top de te lire au fur et à mesure de ton voyage. On est tous avec toi !!!  » Singin’ in the Rain « . Bon courage Pascal, on te souhaite que des bonnes choses… A+

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  3. Chouette des nouvelles, tu as bel et bien pris ta place dans notre routine !
    J’ai bien tout lu, relu, puis me suis concentrée sur les gros morceaux, les gros mots, ceux écrits en majuscules : 4 fois « SAUF », ouf ! tout va bien !
    Le Danube n’est pas un fleuve tout bleu alors?
    Et la liberté se subit ? Bigre on nous aurait menti ?
    Avec toi nous implorons « No rain, no rain ! » et nous chantons
    « I’m singin’ in the rain,
    Just singin’ in the rain.
    What a glorious feeling
    I’m happy again» … Si, si, rien de tel que les gouttières pour y trouver un ou deux chats (?!)
    Géoquizz : As-tu une idée (va jusqu’au bout, la phrase n’est pas finie !) de la longitude ensoleillée que tu as d’ores et déjà dépassée ? (soit supérieure ou égale à 11 degrés est) ?
    1. Libreville, Gabon
    2. Tunis, Tunisie
    3. ou Cape town, Afrique du sud
    Un nimbus en moins sur ton chemin si tu trouves. Que Ned ne se sente pas visé, je parlais d’un gros nuage pluvieux !
    Bravo pour ta ténacité !

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  4. Ah enfin des news !!
    Je me suis habitué à lire tes petits billets tous les matins en buvant mon café !
    Par contre, il faudra que tu m’expliques ton histoire avec les chats… Tu n’arrêtes pas de vouloir sacrifier des chats et autres tortures ! Personnellement j’adore les chats (ceux bien vivant qui ronronnent quand on les caresse ou qui te griffent quand tu les emmerdes..), et pas du tout ceux préparé en sauce ou autre invention de ta part ! 😉
    Bonne continuation et que le dieu des chats t’envoi un peu de soleil sur ton chemin…
    Take Care !

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  5. Pauvre Pascalou ! Toute cette pluie c’est pas cool, tiens c’est pour toi, tu connais cette belle chanson de Sacha Distel 🙂
    Bise Pif et bon courage pour la suite, le soleil va arriver c’est certain.

    Toute la pluie tombe sur moi
    Et comme pour quelqu’un dont les souliers sont trop étroits
    Tout va de de guingois
    Car toute la pluie tombe sur moi
    De tous les toits

    A chaque instant je me demande vraiment
    Ce qu’il m’arrive et ce que j’ai fait au Bon Dieu ou à mes aïeux
    Pour qu’autant de pluie tombe soudain comme ça sur moi
    Mais je me dis qu’au fond j’en ai reçu tant d’autres dans dans ma vie
    Que je m’en suis toujours sorti avec le sourire

    Toute la pluie tombe sur moi
    Mais moi je fais comme si je ne la sentais pas
    Je ne bronche pas car
    J’ai le moral et je me dis
    Qu’après la pluie vient le beau temps
    Et moi j’ai tout mon temps

    Toute la pluie tombe sur moi
    De tous les toits
    Mais je me dis qu’au fond
    J’en ai reçu bien d’autres dans dans ma vie
    Que je m’en suis toujours sorti avec le sourire

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  6. Pascal ,j aurais bien aimé savoir comment on appel les habitants de Riedlingen – Ulm – Gunzburg
    Gunzburg – Dillingen – Donauworth – Rain Neuburg an der Donau – Ingolstad !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  7. Content de te lire a nouveau. Le petit rdv quotidien nous avait manqué. On pense beaucoup a toi. Courage pour le mode aucune bête. ..
    Froid, pluie, froid et repluie… BIEN VIVANT QUOI !
    lov from the centre.

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  8. Arf , tu es dans le dur en ce moment , courage cela va passer !!
    Tu connais la chanson ,après la pluie ………
    De tout cœur avec toi , accroche toi Jeannot , c’est bientôt l’heure de l’apéro « proverbe Chinois »
    Pascal

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  9. Là, on sent que t’en « chies ». Bon courage Pascal, il y aura des jours meilleurs assurément. Et ces mauvais moments deviendront des bons souvenirs dans quelques semaines.

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  10. Bon courage à toi Pascal. Ici tout se passe bien grâce à tes programmes.
    Je pense faire le 10kms d’Orléans.
    Je te tiendrais au courant.
    J’espère pour toi que tu vas vite choper le beau temps.
    A+

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  11. Oh la la rien que de lire tes périples, j’ai mal aux mollets,j’ai froid et j,ai envie de dormir sous ma couette.Mais bon c’est super.Garde le moral,une premiere étape est franchie.Penses bien à toi et je t’encourage.Bisous.

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  12. Je viens de regarder la météo : ils annoncent une canicule sur l’Autriche avec des températures aux alentours de 8°C au minimum…
    Trêve de plaisanterie, c’est plutôt hard times pour toi en ce moment.
    Petite astuce : si tu veux te faire inviter chez l’habitant, mets toi une caméra sur la tête et dis que tu es en tournage de l’émission « J’irais dormir chez vous », apparemment, ça lui réussi pas mal au gars.
    Bon courage à toi and take care of Ned !
    Stef du CJF

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