JSMF – Ingolstad – Pillnach

Il fait doux, presque chaud. Les mains douces et huilées d’une beauté teutonne massent mon corps fatigué par une journée à rouler. Seulement 20 km aujourd’hui…Un soleil généreux se couchant et un bon repas vont sans aucun doute clôre cette belle journée du voyageur que je suis.

Bon d’accord, ce n’est qu’un rêve, mais bon, je fais ce que je veux ici !

Purée, je crois que j’ai passé la journée la pire depuis mon départ. Une journée à mettre que des chats et des supporters de foot dehors. Une journée extrêmement difficile, et cela en raison de la météo complètement dingue que j’ai dû subir. Un florilège d’averses de pluie, le tout accompagnées d’un vent violent de face, d’un soupçon de neige, grésil, et d’une goutte de soleil (environ 12 minutes), le tout  dans une atmosphère glaciale.

Je ne tiens pas à me plaindre de trop, même si c’est mon blog après tout, mais là, je crois qu’en onze jours de voyage, cette journée restera mémorable. Je passerais rapidement sur les 153 km parcourus, en revanche je vais lourdement insister sur la météo.

J’ai ainsi quitté Ingolstad en prenant mon temps pour visiter la ville et prendre quelques clichés avant de filer vers l’Est tout en suivant le Danube, mon compagnon depuis dimanche matin. Je savais que j’avais un lieu au chaud qui m’attendait encore fallait-il que je l’atteigne. Le chemin emprunté fut banal jusqu’à Weltenburg. J’ai bien aimé ce coin, où les falaises ont fait leur apparition sous quelques rayons de soleil. En revanche, pour passer de l’autre côté vers Kilheim, là, ce fut compliqué car le chemin dans la forêt montait bien bien bien trop. Je m’étais fait rincé, enneigé, j’avais eu le vent fort de face pendant de longs kilomètres avec un grésil qui me transperçait le visage comme des aiguilles, et le seul coin où j’ai pu me poser pour manger fut dans le vent. La matinée a été vraiment dure, et je ne vais pas vous mentir en vous disant que j’ai à plus d’une occasion sérieusement voulu tout balancer, me posant la question de savoir ce que je faisais là.
La partie Kilheim jusqu’à Regensburg (Ratisbonne) fut aussi très sympa. J’aurais aimé flâner, mais avec le vent et les averses de neige, on n’a pas envie de flâner – ou bien flâner, mais à l’intérieur.

En arrivant à Regensburg, j’ai été récompensé par une averse de grésil de fin du monde – une de plus mon capitaine. Cependant, à cette heure de la journée, ayant pris tant de fois la flotte, la neige, et la grêle, j’avais le sentiment d’être invincible. Les gens, affolés autour de moi, courraient trouver refuge alors que moi, je riais presque. Sinon, j’ai vraiment beaucoup aimé cette ville, et entre un chocolat chaud et un café à Macdo (free wifi les amis ), j’aurais bien aimé rester plus longtemps. Il me restait 40 km et il était 17h30.

J’avais l’adresse, restait donc plus à rouler. Réchauffé par mes boissons, je suis parti réellement reboosté. De plus, j’ai eu le vent fort dans le dos pour la première fois de la journée. Il fallait simplement que je fasse attention aux petits panneaux de directions. Chantant plus d’une fois à tue-tête, la musique dans les oreilles, j’ai roulé dans une atmosphère surnaturelle, heureux, mais épuisé aussi par ces conditions atmosphérique usantes.

Il ne manquait plus que la douche chaude.

Et là, le bug…N’ayant pas bien enregistré l’adresse, je me suis retrouvé à 8 kms trop au sub tant et si bien, qu’il m’a fallu repartir dans la nuit, sous une tempête de neige, frigorifié et trempé jusqu’à chez mon hôte à Pillnach où je suis ce soir.

Vraiment une journée très très très difficile, même s’il y a eu des éclairs de beauté et de bonté.

Sinon en vrac : Ned a fait une rencontre…Il est désormais accompagné par Djena – sa copine allemande. J’ai cassé mon rétroviseur, et ma dynamo de lumière fait un bruit étrange. J’ai vu de gros lièvres, des oies sauvages, un écureuil, et des Allemands.

Demain, il n’est pas impossible que je reste poser ici…à suivre.

Quelques photos en vrac…j’ai beaucoup de mal à publier celles-ci.

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7 réflexions sur “ JSMF – Ingolstad – Pillnach ”

  1. Salut Ô grand coursier nomade chevauchant le vent !
    Merci pour le zoom sur le Danube et Ratisbonne, chouette architecture en effet ! On dirait des maisons de poupée ! Dépaysant.
    Dépaysante aussi la météo. Pfffffff, comprends pas, le climat continental y est décrit plutôt sec… on nous a encore menti? que dire du vent ? … on sent le mouvement sur la photo ! brrrrrrr
    Happé ou poussé par le vent, belles flâneries intérieures et extérieures !
    PS : Bien vu l’impression à l’arrière !

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  2. On sait tous que tu ne manque pas de courage, mais on t’en envoie quand même plein parce que visiblement c’est raide. Quand on a connu les dernières lignes droites d’un 400 m ou d’un 800 m et l’entrainement qui va avec te rend fort pour toujours !

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  3. J’adore la photo ou il y a écrit: Radfahrer absteigen, car ca veut dire: cyclistes descendez de vélo!!!!
    Sinon tes ciseaux sont sur le chemin de Chilleurs!
    Allez courage Pascal, on suit tes aventures avec joie.

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