JSMF- RAIKOVO – KARDZALI et un peu plus loin

Assis autour d’une table dressée pour l’occasion avec au choix vin rouge Italien ou vin blanc français, le tout accompagné de saussices locales (toi-même), de fromage local, j’ai terminé cette journée dans la chaleur alors qu’elle avait commencé dans le froid. Ce fut un réel plaisir et fort agréable.
Une nouvelle belle rencontre.

Ce matin en quittant le couple qui m’avait accueilli, j’ai eu droit à un petit sac avec à l’intérieur deux sandwichs, un œuf, et un bout de dessert au fromage : c’est pas gentil ça ? En tout cas ,ça m’a fait très plaisir à moi.

J’ai retrouvé le printemps aujourd’hui.
Presque.
Je suis arrivé à Kardzali plus rapidement que je ne l’avais pensé/imaginé à la faveur d’un parcours en descente (mais pas que, car j’ai eu de belles ascensions quand même !)
Je réalise que même si je couine, j’aime quand ça monte. En fait, j’aime arriver en haut de « nimporte quoi » et admirer le paysage pendant longtemps.
Je me dis toujours : «  ouah c’est beau, non ? » et je vomi.

Quand en plus la vue est dégagée et faite de superbes paysages ou les couleurs se mélangent de façon harmonieuse, j’adore ! Toute la journée, et celle-ci n’est pas encore terminée, j’ai traversé une vallée encaissée où « au milieu coulait une rivière », puis une fois mes 7 km de montée, j’ai eu droit à une vue à 360° faite de collines verdoyantes où les feuilles étaient enfin de sorties, de monts enneigés, de collines ou paissaient les vaches et les canards (si un canard paisse, si je veux).

Ça a fait du bien.

En revanche, je suis toujours aussi épouvanté de l’état déplorable des routes. C’est un pur cauchemar, physique et nerveux
Physique, car je dois me cramponner à mon guidon pour amortir les nids de poules et autres cratères, et nerveux, car je dois être très vigilant et je ne peux de fait pas profiter du paysage qui déroule devant moi – c’est usant. Descendre à 50 km/h et se taper un nide de poule vous secoue, de la tête aux orteils (le cou n’aime pas, ni les épaules, ni les coudes, et si par malheur vous êtes assis, je vous assure que vos parties molles s’en prennent un bon coup derrière les oreilles – photo sur demande).

La ville de Kardzali ne trouve pas les charmes des autres villes, donc une fois ce court billet publié, je vais aller me réfugier ailleurs et continuer d’avancer en direction du Sud pour changer vers la ville de Momcilgrad, Krumovgrad (mais ça fait loin, je pense).
J’ai bien envie de tenter le camping sauvage ce soir. Il fait beau.
Mon vélo a fait 4000 km, moi, pas encore, car je ne sais plus combien avait le compteur quand je suis parti…je ne suis pas loin des 4000 km c’est sûr !

Allez quelques photos pour ce court billet, et je file.
Il est un peu plus de 16h.

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19 réflexions sur “ JSMF- RAIKOVO – KARDZALI et un peu plus loin ”

  1. Tes photos témoignent de ton soulagement « météorologique ». Nous vibrons avec toi sur les routes défoncées et nous grelottons quand tu pédales (en short) sous la neige. Tu devrais connaitre des jours meilleurs à partir de ce week end. Bon courage

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  2. ah la joie des pochettes surprises ! tu nous fais nous remémorer les merveilles de l’enfance… et expérimenter l’œuf Kinder à la Bulgare (rouge), quoi ! Quelle délicate intention de tes hôtes, j’imagine que ça vaut tout l’or du monde, veinard !
    Fichues routes cabossées. Puisse le moindre de tes os tenir le coup et se reposer dans le fond de la vallée !
    Youpi tu as retrouvé le printemps ! j’aime bien l’idée de perdu/retrouvé. C’est le titre d’un joli compte pour enfants, j’ai oublié le nom de l’auteur, un étranger je crois. Perdu ou oublié ? Tenté d’oublier ? Ecrire pour retrouver… chouette image.
    Je pense mieux comprendre ta nécessité de la « roots attitude » : tout est dans la racine, telle la sève qui s’y réfugie l’hiver venu? bien inspiré tu as été, es et seras Maître Ioda !
    En même temps le passage de col a été, es, sera (encore ?) l’occasion de nous remémorer humblement notre toute dépendance à l’égard de quelques tout petits degrés Celcius, non ? un jour j’ai lu que l’Homme est l’animal le moins adapté à la Vie. Apte à tout parce que apte à rien. Condamné à s’adapter ?
    on a bondi avec toi (un peu moins haut peut-être… j’ai pas mesuré), MERCI POUR LA JOIE PARTAGEE !

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      1. ahhh, merci !
        pour l’adaptation, vu ce que tu as vécu jusqu’ici, seul, je te crois sur parole, t’as un moral de forgeron !
        fichue expérience !

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      2. Tu veux dire que aller toujours plus loin est exigent et éprouvant… pour sûr !
        ET que cela s’assume? No limit? Nous sommes humains, non?
        Paradoxe que C. BOBIN condense assez bien je trouve : « Il n’y a pas de jour où je ne reçoive une leçon merveilleusement éprouvante ». Il doit fréquenter ou avoir croisé les mêmes routes cabossées que toi !

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  3. Merci pour ta carte.Bravo pour les 4000km.A lire tes récits de contemplation solitaire,j’aimerai m’y retrouver aussi d’un coup de baguette magique.Mais tout se mérite,les durs efforts accentuent la beauté des paysages.Courage pour les prochaines montées.Bises.
    J’adore tes photos,à voir et à revoir.

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