JSMF – TARABYA – RUMELI FENERI – TARABYA

Quand j’ai vu la grisaille ce matin et la relative fraicheur qu’il semblait faire, je me suis embouchonné dans mon duvet et j’ai fait la grasse matinée jusqu’à…7h.
J’ai vraiment démarré doucement, tout doucement, très doucement, profitant du temps moyen de ce début de jour pour aller à la poste. J’ai ainsi envoyé mon second paquet de « chosesdontjespereneplusavoirbesoin ».
J’étais passé la veille et la dame m’avait dit (elle parlait bien anglais) qu’il n’y avait pas de soucis pour les petits cartons. Sauf que moi, ce matin j’étais arrivé avec un gros petit carton.
Une boitounette quoi !
Elle m’a donc fait les gros yeux, m’a sorti un « gulgul machin truc », mais m’a diligement donné de quoi enturbanné la dite boitounette. J’ai passé dix bonnes minutes à m’assurer que le paquet était solide et bien ficelé. Il ne fallait pas que le sac de ciment, le chandelier en cristal, l’emmental entier, et les douze boules de pétanque ne s’échappent pendant leur retour en France.
J’ai emballé grave mon paquetounet tout en sifflant, car moi, j’aime bien siffler quand je fais des paquets.
Je siffle aussi quand je suis content et quand je mange des sushis. Cet exercice terminé avec une grande fierté et sous les applaudissements des deux vieilles dames présentes, j’ai regardé ma boitounette toute belle et bien solide (je venais de vider un rouleau de 600m à la postière), tout ça  pour m’entendre dire qu’en fait c’était trop gros, trop lourd, et que j’avais deux options : faire deux petits paquets, ou alors me taper 45 minutes de vélo (l’aller 45’ hein !) pour aller à la poste principale pour envoyer la dite boitounette. Vous savez tous ce que j’ai fait : ben oui, j’ai vomi pour me déstresser, et puis j’ai explosé ma jolie boitounette pour en faire deux petits paquets – les autres personnes présentes n’ont pas réellement compris ce que « visage pâle » faisait.
Je ne les blâme pas, bien que vomir est assez naturel quand même ? Ainsi, ce qui devait durer une dizaine de minutes a duré plus d’une heure.
Ce fut un mal pour un bien, car le temps ne semblait pas vouloir se dégager.
Aujourd’hui, j’ai donc roulé tranquillement en direction du ch’nord, remontant le Bosphore.
A l’heure du repas, j’ai fait ma pause déjeuner pour consommer les fameux Börek avant d’attaquer une belle ascension à la sortie de Sariyer – palpitant non ?
Une fois au sommet (content de ne pas à avoir à porter les sacoches), j’ai pu admirer la vue : souperbe, oui souperbe !
J’ai mieux compris pourquoi en arrivant sur Istanbul quelques jours auparavant, j’avais croisé tant de camions.
Le fameux troisième pont sur le Bosphore était là devant mes petits yeux ébahis, enfin les travaux de titan (pas le joueur de foot, mais l’acteur) pour le pont.
Impressionant ce travail de terraformation !
Cela m’a fait penser au Golden Gate Bridge de Châteauroux.
Une fois arrivé sur les bords de la Mer Noire, là où le Bosphore débouchait, je me suis fait une partie d’escalade pour avoir LA vue (The View) à moi tout seul et me dire pour la énième fois :
« Purée, je suis arrivé ici à vélo ! »
J’en ai profité, profité, profité.
Le retour fut malheureusement un peu plus frisquet, car le brouillard est descendu (de la montagne en chantant). Je prenais la mesure en traversant les forêts de conifères ce que la route du nord pouvait être : Grande forêt, humidité, Trolls, froid, ok sans aucun doute aussi très joli. Je pense que je suis arrivé à saturation de ce genre de climat. Je sais, je sais, je sais, il n’est pas impossible qu’un jour, j’en rêve de fraicheur.
Point pour le moment.
Je viens de recevoir un email de mon hôte qui me dit que demain, la traversée vers le centre-ville est quasiment impossible au risque de se faire expulser manu-militari (oui, comme la recette) du pays. Mon choix de repousser d’un jour semble être judicieux. Je vais éviter de me fâcher avec les policiers/CRS/militaires Turcs, les chiens me suffisent amplement (encore un emmerdement aujourd’hui), et puis je viens de sacrifier un chat, donc ça devrait aller !
A noter que j’ai dû aller faire réparer mes cuissards décousus de partout. Je n’ai pas osé me lancer dans un exercice que je ne maitrise pas et j’ai laissé ça à un monsieur compétent.
Allez quelques photos du jour en vrac.
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Des oreilles de lapins pour un chat – il n’a rien vu l’idiot !DSC03638

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22 réflexions sur “ JSMF – TARABYA – RUMELI FENERI – TARABYA ”

  1. un coucou de Laurent de La Levée. Je t’ai connu chez Nordine et ai assisté a ton départ. Je viens seulement de découvrir ton site et j’en prend connaissance. Bonne continuation…

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  2. Allons, n’allez pas finir par croire que je fais une fixation sur Châteauroux (quoique, comme disait le regretté Desproges), mais ayant arpenté de nombreuses fois cette immonde ville, je n’ai jamais eu le plaisir de traverser un quelconque Golden Gate Bridge… et pour autant, je n’ai jamais vu non plus de château Raoul dans les rues de San Francisco, « ma » plus belle ville du monde…
    Istanbul et ses succulents borëks font envie aussi !
    Bon 1 er mai

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    1. Pour avoir passé et même couru sur le-dit bridge, j’espère que celui en construction sera tout aussi mythique…Istanbul ses böreks, ses çays, le Bosphore, une chouette ville, beaucoup mieux que Châteauroux, je crois ! 😉

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  3. Le chat est entre de « bonnes mains ». J’imagine sa dose de stress à ce moment ! Je ne sais pas s’il existe des chats playmobil pour faire la joie de tes compagnons de route ?

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  4. profite de la manif pour te retaper. …
    As you said :
    T arrivé là EN VELO !!!!!!!!!!!!!!
    ESTUPENDO !!!!!

    T un Boss mon SQUALE !
    Biz de la Smala

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  5. Carte de Bulgarovie bien reçue ! Merci 🙂
    Il semblerait que l’office de tourisme Bulgaraire te remercie de la description savoureuse que tu as fait de leur pays.
    Je me suis empressé de leur filer tes coordonnées ainsi que la suite de ton périple. Avec des Bulgarovaves (et leur parapluie) aux fesses, tu vas gagner du temps.
    Bonne poursuite 🙂

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  6. Ah ces fichues deux options… as-tu remarqué comme elles reviennent souvent et subrepticement et qui plus est elles traversent les frontières !
    Le chat… tout va bien il a fermé les yeux, il t’a pardonné.
    Je crois.
    Est-ce qu’on avance droit avec un vélo elliptique?

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      1. C’est sûr. Aller jusqu’au bout. Cool, ton énergie semble inépuisablement extensible… tous ces rebondissements !
        Et pas de bagarre dans les manifs, souviens-toi de Midnight Express !

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  7. Tous les chiens adorent plus que tout courir après les chats. Tu devrais avoir un ou deux félins facilement accessibles quand tu roules. Un chien attaque, tu lui lances le chat, je te garantis que le molosse te laissera tranquilou continuer ton voyage !

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