JSMF – Esfahan – Shiraz

Comme à chaque fois , merci beaucoup pour vos commentaires !

C’est rigolo, enfin c’est rigolo vu de l’extérieur…

Ces derniers jours, je ne mange quasiment pas, je ne dors quasiment pas, on pourrait dire en gros que je me « désertifie » moi aussi. Je sèche ou je me sèche, la chaleur aidant, ou je fais dans le local, comme vous voulez. 

Ainsi ce matin après une grosse nuit de 5h où les crampes sont venues me foudroyer à plusieurs reprises (il est temps que je reprenne le sport ou que je boive de la bière ) j’ai filé au terminal de bus avec le vélo dans le coffre du taxi. Je vous laisse imaginer mon vélo dans le petit coffre d’une 405 (la voiture la plus commune ici) 

Même pas peur ! Pas moi, eux, car mon vélo en voit de toutes les couleurs le pauvre, et dans quelques jours, je vais le mettre dans une boîte en carton. 

Je pense que quelques moutons bien attachés auraient pu aussi tenir, ainsi qu’une bonne trentaine de chats en petits morceaux aussi. On aurait pu attaché les supporters de foot sur la galerie…

Je savais que la route jusqu’à Shiraz était longue, et même si j’ai un peu somnolé pendant le trajet, j’ai surtout regardé et tenté de mémoriser ces paysages grillés (la moisson se termine) si particulier de ce voyage en Iran. C’est le désert avec de « presque » vertes vallées où poussent des trucs verts. J’aurais juste aimé que l’air conditionné ne tombe pas en panne à mi-parcours (il est 20h il fait 37C et 7% d’humidité, ça vous laisse imaginer la température à 15h en plein soleil ), juste pour vous donner une idée de ce que je veux dire par: « J’aurais aimé que l’air conditionné ne tombe pas en panne à mi-parcours ». Enfin, je ne devrais pas me plaindre à la vue du nombre de personnes bossant dans les champs ou pire faisant du goudron sur la route! Les enfants iraniens si vous lisez ça: travaillez bien à l’école au risque de finir à bosser en plein cagnard sur le bord d’une route à shiraz. 

Après donc mes 8h de bus, je suis arrivé au terminal et sans demander mon reste et j’ai filé attendre mon hôte pour les prochains jours. Je sais c’est mal j’aurais dû payer, mais ça me saoulait d’attendre et de négocier des plombes…je vais terminer en enfer, ah zut, c’est déjà l’enfer avec les températures. 

Immédiatement j’ai vu le mélange des cultures…et des langues. Les terminaux du monde sont toujours des lieux de brassage culturels intéressants. Traînez donc à la gare de Châteauroux un dimanche midi de novembre, vous verrez. Ça parlait perse, farsi (aux châtaignes ), et arabe. Beaucoup plus d’arabes ici…j’ai vraiment le sentiment d’avoir changé de région. 

C’est une jeune et jolie fille et son mari qui sont venus me chercher. Mon vélo s’est retrouvé dans le coffre à nouveau et nous avons filé dans le coquet appartement de ce couple fraîchement marié. Parfait. Ils ont l’air-conditionné, c’est propre, ils sont gentils, ils n’ont pas de chats, et c’est calme. Je vais pouvoir me reposer ici quelques jours, car à Esfahan, mon gentil hôte m’héberge assez loin de la ville – c’est chiant pour se déplacer. Il est très gentil et disponible et tout et tout, mais narcissique au delà du raisonnable. Ça prend un temps fou pour faire une bricole ! Il se coiffe sans arrêt (je ne peux pas comprendre ), se regarde dans une glace dès que possible (miroir ô beau miroir), fait très attention à son look (quatre jours avec le même t-shirt et sa sueur le Pascal), et est putain de maniaque, ça fout les jetons et me rend dingue ! Hier pour mettre la table et manger des pâtes au sol (bon c’est la coutume ici) à 23h30, ça a prit 30′. 30′ minutes pour que tout soit parfait…je vous assure – j’ai torché mon assiette en 1′ et il a fini tout seul le monsieur. Juste avant il m’avait demandé si je voulais de la glace dans mon verre de vin rouge…j’avais poliment refusé (la bouteille était ouverte depuis un moment à mon avis) prétextant que je pouvais vomir si je buvais de l’alcool. 

Bon, mes hôtes sont partis courir…oui courir – relisez la partie sur le température. Ils me l’ont proposé, mais comme je n’ai pas de short, j’ai dit non (courir en pantalon sous 37C non merci). Elle, en revanche, est partie courir en étant couverte de la tête au pied, Iran oblige. J’ai pu faire mon coach à nouveau car ils avaient de nombreuses questions les titis.  Il n’est impossible que demain matin, à la fraîche je file avec eux découvrir leur coach, un très bon coureur semble-t-il…

Sinon Pour demain c’est visite de la ville…

Je vous laisse donc, je ne me relis pas, car déjà que taper avec seul doigt sur mon téléphone est…long.

Pascal live from Shiraz

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12 réflexions sur “ JSMF – Esfahan – Shiraz ”

  1. Où ai-je la tête ?! c’est dimanche : Nathalie, on est avec vous, avec un peu de chance vous voudrez bien nous partager votre expérience palmo-masquée ce jour à la piscine ! Chiche ! Hâte de lire l’accueil reçu !
    Bise

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  2. Coucou bientôt la fin du periple il est temps que tu reviennes mettre de l’ordre dans le groupe des demis fondus ! On a hâte que tu nous racontes ton aventure de vive voix profites de la dernière semaine a fond afin de ne rien regretter! Je pense que ton fils sera content de pouvoir se reposer pendant ses vacances car après tout ca tu va sûrement dormir quelques jours d’affile grosses bises des Marcadet grands et petits

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  3. Salut Pascal
    Je rentre de rando dans les Hautes Pyrénées , que du bonheur malgré les orages quotidien
    J’ai eu du 9 degrés m’ouais M’sieur !! Vais donc pouvoir reprendre le fil de ton périple , Tout va bien j’espère ?
    Bonne continuation

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  4. MERCI A TOI pour tout ce que tu veux bien partager !
    10 degrés de moins ici, ça me suffit largement !
    Une femme aux fourneaux, fraîche et jolie…je suis sûre que tu vas te replumer sans tarder !
    J’ai une histoire de terminal moi aussi, de gare pour être plus précise. Je peux ? (en fait j’ai pris une sale habitude, je n’attends pas la réponse, je sais je sais c’est mal, pardon).
    Donc une histoire de terminal, pas une ECI pour autant. Une histoire de juge… que je qualifierais davantage de « RIO » (Rencontre Improbable Organisée) si le label n’est pas déjà déposé !
    Je te raconte donc ma RIO : cela fait plusieurs semaines que mon fils aîné me tanne pour que je prenne contacte avec une de mes connaissances, Anne, juge au Tribunal d’Orléans, il souhaite y faire son stage de 3e à la rentrée…car, comme une bonne mère, je fais bien mon boulot et lui serine régulièrement les vertus du métier d’avocat !
    En même temps, je ne me précipite pas voire laisse couler le temps pour la contacter, un peu débordée en cette fin d’année scolaire…Et lui de soupirer (a oublié tout le reste…traverse l’adolescence !).
    Cet aprem je loupe mon train pour rentrer de Paris… pas de sentiment de colère, non non, un poil d’énervement et je dois l’avouer, deux coudées de frustration, je me voyais déjà dans mon jardin, au fond de ma chaise longue avec un bon bouquin ! Un perrier rondelle en terrasse plus tard et un bref passage obligé aux toilettes (ma vessie contient beaucoup plus que celle d’un homme avoisinant la 50e mais elle a ses limites !) me voici attendant derrière (ou devant, c’est selon la perspective) la porte des toilettes…interlude… il y a beaucoup d’attente chez les femmes, c’est un lieu commun…logique, me diras-tu, du fait de la contenance différenciée), celle-ci s’ouvre et sur qui je tombe ? bingo, Anne la juge ! C’est pas beau ?! je ne rédige pas la morale, hein, c’est assez clair comme ça !
    Jo est heureux, il va avoir son stage à la rentrée ! et moi, s’il bosse bien, une retraite au soleil dans quelques années, avec la rivière qui coule au milieu et tout et tout, si si ! (je laisse le désert aux nomades ! )
    Belle visite demain, rapporte nous plein de photos (je n’ai plus tellement de velléités de voyages, mais j’avoue que l’Iran, cela semble à part !)

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      1. Les paquets qu’on reçoit depuis 3 mois… ça ne venait pas de toi? …un malentendu… oups, désolée !
        en même temps… »le malentendu est selon moi la première incarnation légitime de toute vérité »…fichue communication !
        j’ajuste alors : Merci pour les photos que tu nous partageras !

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  5. Salut Pif ! Ben moi tu ne devineras jamais, mon vélo, mon beau vélo que j’aimais tant… a pu, disparu, volé… il a dû être embarqué dans le coffre d’un gredin !! j’étais en colère quand j’ai découvert ca hier tu n’imagines même pas ! Bref ce n’est que du matériel on va dire, mais je l’ai en travers du gosier 🙂
    Bon courage pour la dernière ligne droite et à bientôt sur Orléans City ou il fait chaud aussi… Bise

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