Archives pour la catégorie Le « pendant »

JSMF – La fin

Dubaï est là, devant moi.
C’est terminé, enfin presque.
Je prends l’avion demain soir pour arriver à Paris lundi matin, trois mois exactement après avoir quitté à vélo, Orléans.
Je viens aussi de quitter mon fils pour quelques semaines – Dure séparation à nouveau.

Je suis à quelques centaines de mètres au dessus du sol, au 67e étage de la « Princess Tower » de la Dubaï Marina, la Palm Jumeirah Island devant mes yeux. Irréelle vision. Je ne réalise pas pour vous dire.

Quand au mois de janvier, je me suis lancé ce petit défi personnel, je ne savais pas trop ce dans quoi je m’engageais.
On ne le sait jamais vraiment. Et c’est tant mieux, sinon, on ne partirait pas !

Un grand merci à toutes les personnes ayant participées au financement de ce voyage.
Merci à toutes les personnes qui ont prises du temps pour lire et commenter mes billets.
Merci aux personnes qui ont crues en moi, tandis que moi, je doutais.

Vous m’avez accompagné, suivi, pendant trois mois. Vous avez souffert, ri, pleuré avec moi. Vous vous êtes étonnés, inquiètés, vous avez découvert des lieux inconnus, vous m’avez envié (ou pas), je vous ai fait rêvé peut-être un peu, et finalement, je peux dire que vous avez roulé avec moi.

Comme j’ai pu l’écrire,  je me suis « éclaté » tous les soirs à tenter de raconter, avec mon style propre, ce que je vivais, choississant les meilleurs moments, mais pas toujours.
C’est une chance d’écrire, cela en est une autre d’être lu.
Certes, des chats sont morts, je me suis moqué des supporters de foot, j’ai aussi pas mal vomi, Châteauroux en a pris pour son grade, et je voudrais m’en excuser.

Non, je déconne, qu’ils crèvent !!!

Les yeux dans le vide, je regarde dehors par la fenêtre de cette tour, les lumières de la ville qui scintillent en bas. Dubaï, ville sans âme et artificielle, me laisse indifférent. Moi, je suis encore là-bas. Là-bas, c’est partout, partout où je suis passé. J’essaye au mieux de me souvenir de ce que j’ai pu vivre, des émotions. C’était ailleurs, cela semble si loin. J’avais déjà voyagé, j’avais même déjà vécu longtemps à l’étranger, mais jamais je ne m’étais laissé autant laissé bousculer par un tel périple. Avec le recul, je me dis que ce fut superbe, fort, puissant, et renversant. La fin en particulier, où, las de voyager, dépendant des autres, fatigué physiquement et nerveusement, et ayant reçu une mauvaise nouvelle, ce fut réellement « compliqué ».

Quand on termine un projet, on a envie de regarder en arrière (et à vélo c’est plus prudent), de faire un bilan. Faire un bilan ? Que dire ?  Que retenir ? Qu’ai-je gagné/perdu ? Qu’ai-je appris ?  Oui tiens, qu’ai-je appris ? J’ai appris un peu plus à « lâcher-prise », à me faire confiance, à me concentrer un peu plus sur le présent, et à me débrouiller me disant que n’importe quel problème avait obligatoirement une solution, pas forcément celle espérée, mais une solution quand même.

J’ai eu de la chance. Oui, j’ai  eu de la chance de partir, dans un premier temps et de réussir dans un second temps, peut-être pas aussi comme je l’avais voulu (le bus m’ayant servi de moyen de transport vers la fin), mais j’estime avoir réussi. Je tenais à aller à Dubaï à vélo retrouver mon fils et j’y suis arrivé – que mes détracteurs meurent noyés dans du beurre d’escargot.

J’en suis égoistement fier, même si je n’ai pas le recul nécessaire pour réellement appréhender ce que j’ai accompli.

Pour moi ce voyage restera ancré comme la plus belle aventure pour illustrer l’amour qu’un papa peut porter à son fils . Pour lui, ce voyage n’aura qu’une véritable portée que dans quelques années je présume. Je ne pense pas qu’à l’heure actuelle, il prenne la mesure de ce que je viens d’accomplir (moi non plus, je le répète). Le temps, juge de paix, le dira.

Je vous laisse donc, « JSMF2015 » c’est fini pour le moment.

MERCI !

Pascal live from Dubaï.

Quelques photos  en vrac, ça fait toujours plaisir…

DSC05119DSC05102DSC05088DSC05202DSC05121DSC05210DSC05246DSC05233DSC05308

DSC05066

DSC05133DSC05318DSC05381DSC05230DSC05420DSC05453 DSC05479 DSC05462 DSC05455

JSMF – Shiraz 3

C’était direction Persepolis aujourd’hui, pas à vélo (trop loin et trop chaud) , pas en bus (trop long), mais en taxi: le luxe ultime pour ne pas galérer de trop. J’ai pu prendre la mesure de ce que signifiait rouler à « tombeau ouvert », ou pour l’occasion à « fenêtre ouverte ». A 120 km/h sur l’autoroute, au téléphone la moitié du temps (« aaaaaah la voiture devant ! Aaaaaah le camion !), envoyant sms (« mais regarde devant bon sang! »), répondant à ses sms (« oui dis lui que tu vas ramener du pain et du PQ), se prenant en photo avec moi (« la route, la route, regarde la route…non c’est bon le chat tu peux lui rentrer dedans, mais regarde la route!), doublant à droite à gauche (« Tant qu’il y a de la place y’a de l’espoir! ») , klaxonnant éventuellement pour se faire connaître des autres conducteurs tous aussi tarés, le chauffeur est arrivé sur place très très rapidement c’est le moins que l’on puisse dire. Moi j’ai juste vomi…
Je ne vais pas vous faire découvrir le site de Persepolis car ça se résume à des ruines dans le désert. Bon ce sont de belles ruines avec une histoire derrière, mais je le répète ce sont des cailloux sculptés, posés les uns sur les autres, y’a super longtemps par une civilisation qui s’appelait les…Schtroumpfs je crois. Alors vous allez vous dire que je suis blasé, mais pas du tout ce fut très bien, j’y ai passé deux heures à les regarder ces cailloux. Pour en savoir plus et m’imaginer au milieu de cet endroit, faite donc une recherche sur le net. 
Une fois cette visite terminée, je suis allé à Naqsh-e Rostam, le lieu où se trouvait quatre tombes sculptées dans la roche (des trous dans la montagne.)

Je suis finalement rentré chez mes hôtes, c’était l’heure de la sieste. A savoir qu’à partir de 37C à l’ombre, on est bien mieux au frais et à se reposer. J’en ai donc profité pour tenter de déconnecter un peu de ce qui me ronge en ce moment.

Si ma matinée avait été minérale, mon après-midi fut végétal puisque j’ai visité le très joli « jardin d’Eram » (oui comme les chaussures). J’ai beaucoup apprécié ce petit coin de verdure et puis cela m’a permis de faire un peu de vélo – j’aime bien rouler au moins un peu chaque jour. 

Bon j’ai pas tenu longtemps. 

Je vous disais hier que je ne tenais pas courir, et bien ce soir « à la fraîche », je suis allé faire le coach pour Elham, la jeune femme qui m’héberge avec son mari. Nous n’avons couru que 15′ doucement (sur une piste cyclable de 500m) puis je lui ai fait faire une séance de PPG sur le pelouse, devant les regards amusés des très nombreuses personnes. Je ne pensais pas que de recourir, même si peu de temps me ferait tant plaisir. Demain je vais être fracassé je le sens.

Pour compléter ma journée sportive, je suis ensuite allé jouer au foot avec son mari et ses potes (je sais c’est mal et depuis une demie heure je me flagelle le dos avec des bouts de carambar attachés à des fils de pêche ). 

Comme il n’y a pas de bars ou de cafés ici, les gens se retrouvent dans les parcs. Ça grouille de monde, c’est impressionnant ! Avec la chaleur de la journée, les gens sortent et se retrouvent dehors le soir. J’ai donc passé ma soirée avec eux et leurs amis. Sympa.

Demain je vais conclure ma visite de la ville et aller chez le barbier ! Vous n’aurez ma nouvelle tête que dans quelques jours…

Il est tard – Je suis épuisé

À plus tard 

JSMF – Shiraz 2

Merci à un de mes meilleurs ami, j’ai un hébergement pour Dubaï. 

5h, c’est à cette heure matinale que je suis sorti de ma couche pour accompagner mon jeune couple pour un entraînement avec leur coach de 24 ans – le meilleur coureur de l’Iran avec record à 64′ au semi ( les connaisseurs apprécieront) – entraîné par un kenyan il vise 2h11 au marathon dans quelques mois en Allemagne et espère se qualifier pour les JO. Il s’entraîne 3 fois par jours (Gulp!) c’est son « métier » puisque le gouvernement s’occupe de lui apparement. Il a un logement de fonction au stade d’athlétisme. Ainsi je me suis retrouvé dans la montagne avec eux alors que le soleil se levait à peine. Je les ai juste regardé faire un footing et quelques lignes droite. Unique et magique ! Je me serais bien joint à eux, mais n’ayant pas couru depuis 3 mois, reprendre dans des côtes sous une température de 28 C, en pantalon, et à plus de 1500m aurait été une pure folie que mon corps n’aurait pas accepté. Et vous savez que mon corps en ce moment…

Bon c’est vrai que depuis le début de mon voyage quand on me demande quel est mon métier, je dis : « coach ». Ça m’a permit d’attirer la curiosité de nombreuses personnes, on m’a demandé très très souvent des conseils pour perdre du poids ou avoir une ligne comme la mienne à 46,5 ans. Je suis bien entendu coach de rien du tout ! 

Pour cette première journée à Shiraz j’ai: erré dans le bazar (j’adore ça moi errer dans les bazars), roulé dans la chaleur, chu comme un con en descendant de la montagne me fracassant le derrière bien comme il faut et posant la main sur des chardons en tentant d’éviter le pire (la mort par noyade). J’ai aussi perdu mon trépied pour appareil photo: fini les photos en sautant.  J’ai traîné dans les ruelles (j’ai failli me faire percuter bien comme il faut, il s’en ai fallu d’un…cheveux que moi aussi j’ai mon mausolée ici), visité aussi quelques sites, je me suis posé dans des jardins et parc pour réfléchir sur ce voyage, et mon futur. 

J’y pense beaucoup à mon futur, et c’est mal, je sais !

Pendant mes errances, je suis notamment tombé sur « Aramgah-e-Shah-e-Cherag », un mausolée époustouflant ! Unique avec ses millions de miroirs, d’autant plus que je suis tombé dessus « par hasard ». Bon, il a fallu, comme tous les étrangers que je me tape un guide, car normalement les non-musulmans ne sont pas autorisés à l’intérieur du mausolée. Moi si ! Ça doit être ma barbe, bon sang que j’entends souvent que je ressemble à un mollah, ou bien que fais partie de l’état islamique – je ne parle pas perse ou farsi (sauf toujours avec les petites électrodes où vous savez), mais je commence à saisir quelques mots dont DAESH ! 

Dans trois jours, je vais chez le barbier pour retrouver ma jeunesse !

Le programme pour demain est de filer en taxi vers Persepolis. C’est à 1h30 apparement et ça vaut son pesant de figues séchées. 

Je vous raconterai puisque pour les photos c’est toujours mort. 

JSMF – Esfahan – Shiraz

Comme à chaque fois , merci beaucoup pour vos commentaires !

C’est rigolo, enfin c’est rigolo vu de l’extérieur…

Ces derniers jours, je ne mange quasiment pas, je ne dors quasiment pas, on pourrait dire en gros que je me « désertifie » moi aussi. Je sèche ou je me sèche, la chaleur aidant, ou je fais dans le local, comme vous voulez. 

Ainsi ce matin après une grosse nuit de 5h où les crampes sont venues me foudroyer à plusieurs reprises (il est temps que je reprenne le sport ou que je boive de la bière ) j’ai filé au terminal de bus avec le vélo dans le coffre du taxi. Je vous laisse imaginer mon vélo dans le petit coffre d’une 405 (la voiture la plus commune ici) 

Même pas peur ! Pas moi, eux, car mon vélo en voit de toutes les couleurs le pauvre, et dans quelques jours, je vais le mettre dans une boîte en carton. 

Je pense que quelques moutons bien attachés auraient pu aussi tenir, ainsi qu’une bonne trentaine de chats en petits morceaux aussi. On aurait pu attaché les supporters de foot sur la galerie…

Je savais que la route jusqu’à Shiraz était longue, et même si j’ai un peu somnolé pendant le trajet, j’ai surtout regardé et tenté de mémoriser ces paysages grillés (la moisson se termine) si particulier de ce voyage en Iran. C’est le désert avec de « presque » vertes vallées où poussent des trucs verts. J’aurais juste aimé que l’air conditionné ne tombe pas en panne à mi-parcours (il est 20h il fait 37C et 7% d’humidité, ça vous laisse imaginer la température à 15h en plein soleil ), juste pour vous donner une idée de ce que je veux dire par: « J’aurais aimé que l’air conditionné ne tombe pas en panne à mi-parcours ». Enfin, je ne devrais pas me plaindre à la vue du nombre de personnes bossant dans les champs ou pire faisant du goudron sur la route! Les enfants iraniens si vous lisez ça: travaillez bien à l’école au risque de finir à bosser en plein cagnard sur le bord d’une route à shiraz. 

Après donc mes 8h de bus, je suis arrivé au terminal et sans demander mon reste et j’ai filé attendre mon hôte pour les prochains jours. Je sais c’est mal j’aurais dû payer, mais ça me saoulait d’attendre et de négocier des plombes…je vais terminer en enfer, ah zut, c’est déjà l’enfer avec les températures. 

Immédiatement j’ai vu le mélange des cultures…et des langues. Les terminaux du monde sont toujours des lieux de brassage culturels intéressants. Traînez donc à la gare de Châteauroux un dimanche midi de novembre, vous verrez. Ça parlait perse, farsi (aux châtaignes ), et arabe. Beaucoup plus d’arabes ici…j’ai vraiment le sentiment d’avoir changé de région. 

C’est une jeune et jolie fille et son mari qui sont venus me chercher. Mon vélo s’est retrouvé dans le coffre à nouveau et nous avons filé dans le coquet appartement de ce couple fraîchement marié. Parfait. Ils ont l’air-conditionné, c’est propre, ils sont gentils, ils n’ont pas de chats, et c’est calme. Je vais pouvoir me reposer ici quelques jours, car à Esfahan, mon gentil hôte m’héberge assez loin de la ville – c’est chiant pour se déplacer. Il est très gentil et disponible et tout et tout, mais narcissique au delà du raisonnable. Ça prend un temps fou pour faire une bricole ! Il se coiffe sans arrêt (je ne peux pas comprendre ), se regarde dans une glace dès que possible (miroir ô beau miroir), fait très attention à son look (quatre jours avec le même t-shirt et sa sueur le Pascal), et est putain de maniaque, ça fout les jetons et me rend dingue ! Hier pour mettre la table et manger des pâtes au sol (bon c’est la coutume ici) à 23h30, ça a prit 30′. 30′ minutes pour que tout soit parfait…je vous assure – j’ai torché mon assiette en 1′ et il a fini tout seul le monsieur. Juste avant il m’avait demandé si je voulais de la glace dans mon verre de vin rouge…j’avais poliment refusé (la bouteille était ouverte depuis un moment à mon avis) prétextant que je pouvais vomir si je buvais de l’alcool. 

Bon, mes hôtes sont partis courir…oui courir – relisez la partie sur le température. Ils me l’ont proposé, mais comme je n’ai pas de short, j’ai dit non (courir en pantalon sous 37C non merci). Elle, en revanche, est partie courir en étant couverte de la tête au pied, Iran oblige. J’ai pu faire mon coach à nouveau car ils avaient de nombreuses questions les titis.  Il n’est impossible que demain matin, à la fraîche je file avec eux découvrir leur coach, un très bon coureur semble-t-il…

Sinon Pour demain c’est visite de la ville…

Je vous laisse donc, je ne me relis pas, car déjà que taper avec seul doigt sur mon téléphone est…long.

Pascal live from Shiraz

JSMF – Esfahan 3

Depuis trois mois j’ai eu des expériences culturelles intéressantes (ECI) c’est le moins que l’on puisse dire.Hier soir en fut une nouvelle puisque je suis allé à la piscine ! A la piscine couverte à Esfahan, totalement improbable. Comme à 21h c’était ouvert pour nous les hommes, mon hôte m’a conduit là-bas à vélo (faire du vélo la nuit sur les voies rapides en Iran est aussi une « expérience culturelle intéressante », voire inconsciente) . Je me suis ainsi retrouvé à faire des…largeurs dans ce bassin olympique, ce dernier étant coupé en deux. Je vous rassure pas de champions du crawl ou de la brasse indienne inversée dans le coin nageurs, y’a les mêmes connards qui nagent sur le dos le papillon et qui vous foutent des coups de poing – ils sont juste plus poilus ou diraient des chiens ou des ours !

Ce matin, après une nouvelle nuit de 4h, j’ai eu droit à une nouvelle ECI: le porridge de mouton en guise de petit déjeuner (j’ai été poli, et ce fut pour moi un léger petit-déjeuner ). Celui-ci a été suivi par une demo de mes hôtes, de duduk (ou balaban) accompagné de chants persiques traditionnels.

Ce n’est qu’en fin de matinée que j’ai pu acheter mon billet d’avion Esfahan – Dubaï, et mon billet de bus Esfahan – Shiraz.

 Je vous passerais comme ECI les discussions de fous entre mon hôte et moi. On parle en anglais certes, mais je me demande si il me comprend bien. Ça devient vite un sketch rigolo ou j’essaye d’expliquer quelque chose, il acquiesce, mais en fait je vois bien que ce n’est pas très clair pour lui:

« Mais puisque je te dis que je veux prendre mon vélo avec moi  »

« Ok pas de problème  »

« Super je vais chercher mon vélo alors »

« Tu veux prendre ton vélo ? »

 Ça peut durer très longtemps et être épuisant à la longue, surtout que c’est le cas pour beaucoup de situations qui nécessitent un Oui ou Non.

Il n’y a jamais de problèmes sauf qu’il y a toujours un problème. Tout est vague, approximatif, et jamais bien clair. Je m’y suis fait, et répète souvent, m’assure que j’ai bien compris ou qu’il a bien compris au moins douze fois. 

En début d’après-midi alors que je visitais un pont à l’acoustique bluffante au niveau des piliers, on m’a arrêté pour la traditionnelle photo (au moins une fois par jour) et le mec comme ça m’a dit qu’il voulait chanter pour moi…et boum nouvelle ECI…

Avec les 38 C aujourd’hui, j’ai peu traîné à vélo dans la ville avec mon hôte, mais seulement après 17h. Je continue de rouler chaque jour un petit peu…

Demain je file vers Shiraz en bus, et cela pour 8h. Je devrais revenir à Esfahan le 16 ou 17…

JSMF – Zanjan 2

Je tiens à préciser que je ne peux plus mettre de photos sur le site , les connexions étant trop lentes…et je continue d’écrire en utilisant mon téléphone, c’est à dire que je tape avec mon pouce uniquement (comme un vieux!).

Alors aujourd’hui il s’est passé quoi d’excitant ici sous une douce température frôlant les 36/37 C et un vent bien fort?

Arf ! Je ne les avais pas encore rencontrés ceux-là, mais cette nuit alors que j’étais en boule sur ma paillasse à tenter de m’endormir, tout en serrant deux clubs de golf en bambou dans la main droite et une girafe en peluche dans la main gauche, ils sont arrivés ! Je veux bien entendu parler des moustiques ! Ils s’en sont donnés à cœur joie les sales bestioles et à mon réveil je les maudissais tout autant que ces fichus chats…

Dans les livres, ils disent toujours de commencer par un bon petit déjeuner, et ce matin, après 5h de sommeil ( lire 3 x 1h30: fucking mosquitoes) j’ai été conduit par mes hôtes, en ville pour un bon et copieux petit-déjeuner à base de blé bouilli et de viande de mouton (je crois). Quand j’ai vu arriver l’infâme pâte marron, j’ai eu peur et j’ai réfléchi à la façon dont je pourrais poliment refuser la potion. Fuir? Non trop chaud…vomir? Non je n’avais rien dans le ventre…prétendre ne pas avoir  faim? C’était mort tellement je me réjouissais de cette nouvelle expérience gustative . Donc, curieux et bien élevé j’ai tout de même goûté à ce truc. Et bien avec du sucre, je n’ai même pas vomi ! 

Sinon, après les abus physique de la veille, j’ai été content de ne pas rouler aujourd’hui. J’ai été content de rester posé avec mes différents hôtes et d’envoyer des demandes d’hébergements. J’ai ainsi calé des pauses à Hamedan et  Esfahan – pour Shiraz je dois voir si c’est possible et rien pour Bandar Abbas (dernière ville avant la traversée ). J’ai aussi envoyé des demandes pour Dubaï – ceux qui ont éventuellement des contacts sûrs, je suis preneur. Vous n’avez qu’à dire que j’aime les chats, les supporters de foot, et la ville de Châteauroux. Ça devrait le faire. 

Je pensais quitter la ville demain, mais je vais devoir rester une journée supplémentaire car il n’y a pas de bus pour Hamedan. Après avoir passé la journée à papoter à droite à gauche avec de nombreuses personnes, j’ai eu le plaisir de retrouver mon pote hollandais aux sabots d’argent, laissé à Tabriz . On a ainsi pu passer la soirée ensemble à se raconter des histoires de cyclos. 

Hey vous n’allez pas me croire mais ce soir j’ai mangé une…tartiflette ! Je vous jure, on a commandé un truc avec des pommes de terre et du fromage et quand j’ai vu arriver le plat et surtout après y avoir goûté : tartiflette ! Une tartiflette iranienne donc, c’est super surtout quand il fait chaud 🙂 

Bon j’ai terminé la journée en faisant une séance de grimpe en salle ! Je n’ai jamais autant grimpé 🙂

Sur ce, je vous laisse et je vous retrouve à nouveau à Zanjan demain. 

JSMF – Tabriz – Miyaneh

Le 3 juin…J’ai quitté mon copain aux sabots d’argent ce matin il était 10h, non sans avoir auparavant eu une voiture reculer dans mon vélo (j’ai vomi sur le capot) et m’être fait vilipender par un monsieur en raison de mon short ( j’ai vomi sur ses chaussures) – La journée commençait bien ! Et elle a bien commencé puisque j’ai eu le droit à 38 km d’ascension non-stop avec le vent violent de face ! Enfin, je devais faire pitié car nombreux furent les encouragements divers ! C’était aussi férié ce 3 juin (j’ai oublié ce qui était fêté: la fête des mangeurs de boudin, mais pas certain) et sur le bord de la route j’ai eu le droit de me faire payer à boire et à manger plusieurs fois (sodas et gâteaux à gogo ) . Pendant cette longue ascension j’ai pu évaluer mon niveau de grimpeur à vélo puisqu’il y avait l’équipe Astana en décrassage (hier se terminait le tour de l’Azerbaidjan) et si quelques coureurs m’ont largué facilement j’ai pu accrocher la roue d’au moins un type…pas causant pour un sou. Je suis prêt pour le tour de l’Indre ! Bref, pour ma pause-déjeuner j’ai eu la tristesse de découvrir que j’avais perdu mon couteau suisse au camping, mais la joie de me faire inviter à manger par une famille présente à côté . Pour couronner le tout, alors qu’ils allaient partir, la mère m’a donné son couteau suisse…dingue non ! Bon je n’avais pas roulé beaucoup ce matin et repartir toujours avec du vent de face fut épuisant. J’ai roulé 89 km avec un vent si fort que ma vitesse à certains moments était de 7 km/h – je vous passe l’épisode où j’ai du me protéger du vent, de la pluie, de la poussière et du sable ! Mon bivouac du soir fut bruyant mais plutôt sympa…en revanche je venais à peine de me poser que deux voitures se sont percutées pas très loin…ils roulent tellement comme des fous aussi ! Plus tôt un camion s’était renversé quelques minutes avant mon arrivée !

Le 4 juin…Depuis quelques semaines les seuls mammifères que je voyais étaient des moutons, des chiens, des papillons, et des gamins lanceurs de cailloux, quelle ne fut pas ma surprise ce matin de voir passer devant moi en trottinant comme si je n’existais pas (pourtant je trottinais nu moi aussi) un renard…pas le renard roux et prétentieux qui mange du fromage et qui parle comme chez nous, non, un truc couleur sable équipé pour le désert . Sublime ! Contrairement à la veille j’ai attaqué par de la descente ce matin et tout ça au milieu d’une vallée irriguée par un ru, ce dernier apportant de la verdure dans la roche (et permettant aussi d’irriguer des rizières ). En revanche par cool de découvrir que ma bouteille d’eau (celle de secours ) s’était déversée dans la sacoche arrière  – j’ai du me faire une belle et longue opération séchage de ma tente et autres merdes que j’ai derrière ) 

Je descendais de la montagne (en chantant) poussé par le vent chaud et sec quand, s’ennuyant comme un chat très très très mais vraiment très mort, la police m’a arrêté pour un contrôle d’usage: où vous allez, d’où vous venez, qu’elle est la couleur du cheval blanc d’Henri IV, et combien pèse le vent – ce fut heureusement court car j’avais toutes les bonnes réponses (pour info le vent pèse 5 kg si on compte le vent arrière et le vent de face – je connaissais la réponse à cette question piège ) – je suis ainsi arrivé a Miyaneh après 80 km de descente (yeehaaa) et un vent favorable (yeehaaa bis) il était midi – je venais de terminer ma pause sieste à l’ombre quand mon hôte est arrivé avec son pote. Aussitôt ils m’ont conduit à l’hôtel où je me trouve cet après-midi. Oui un hôtel, mais 5€ je ne vais pas casser les 4 pattes et écraser la tête à un chat ! 

Bon je ne vais pas vous mentir, mais Il fait très chaud et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Je ne pense pas humainement pour rouler en toute sécurité jusqu’à Bandar Abbas (hier il a fait 50C ! Véridique !) – avec le ramadan qui commence le 18 juin, tout risque d’être plus compliqué, beaucoup plus compliqué. 

bon je balance ce petit billet en vous disant à plus tard – je pars demain pour Zanjan où je devrai arriver dans deux jours. 

JSMF – VAN 3

J’ai passé une super soirée hier soir, vraiment super !

Comme prévu avec un des profs présent la veille, j’avais rendez-vous à son collège pour qu’il me présente à sa classe, et que les élèves rencontrent un « touriste », un vrai bon touriste français sentant bon le camembert et le Saint Nectaire – mes fromages préférés, putain ça me manque un bon fromage ! Il m’avait dit que son école accueillait uniquement des Kurdes qui n’avaient pas l’occasion de voir des étrangers – des ruraux quoi !
J’allais donc être LA curiosité, LA chose, l’animal rare (« noooon, je ne suis pas un animal, mais un homme ! ») Je venais à peine de mettre le pied, ou plutôt, le vélo, dans l’enceinte de l’école que j’avais des dizaines de gamins autour de moi me criant des « Hello, ouatsiournaime ! »  ou me tenant la main, ou le bras.
Une émeute.
J’étais Michel Sardou à la salle des fêtes de Châteauroux un dimanche de novembre.
J’étais Plastic Bertrand en tournée en Islande l’hiver dernier.
La vedette, surtout quand j’ai sorti mes tronçonneuses et que j’ai jonglé debout sur un ballon, avant de vomir. Passer dans les classes fut tout autant riche et rigolo. Les gamins étaient curieux, plein d’énergie, fascinés par ce que je faisais ici, comment je me déplaçais en Turquie, et d’où je venais où j’allais.
« Avais-je peur des loups en camping ? Non j’ai mon coupe-ongles »  -cette question est revenue très souvent, car cela est un souci dans les campagnes apparemment.
Bien entendu, je ne pouvais pas QUE parler, c’était des collégiens en face de moi, et j’ai donc sorti mon matériel de camping, et monté la tente dans la classe.
Montrer, expliquer, démontrer, partager.
Ce fut un des rares moment où les élèves furent silencieux (des collégiens silencieux dingue non ?). Ils furent très intéressés par ce que je faisais, ça c’est sûr, et fascinés par la façon dont je m’exprimais – j’ai une forte tendance à utiliser mes mains quand je parle avec passion :  mon côté Islandais du sud sans aucun doute.
Je ne devais passer qu’une heure dans ce collège, j’y suis resté quatre ! (Dans un chaos très très bruyant dans les couloirs, vous n’imaginez pas !). En fait, après une classe visitée, ce fut deux, puis trois, avant de terminer par la salle des profs. Le bruit a circulé qu’il y avait un étranger dans le bâtiment, et ça courait de partout pour me voir, m’interpeller, me lancer un « Hello ».

Pour le déjeuner nous sommes allés au lycée. Rien à voir avec le collège et sa population défavorisée, car il s’agissait du meilleur lycée de Van, néanmoins je n’ai pas vu de réelles différences. J’ai eu droit à mes multiples : « hello, ouatsiournaime ? ouèredooyookomfrom ?».
Arriver dans la cafétaria fut un moment assez exceptionnel, je dois le reconnaitre. Je sentais des dizaines de paires d’yeux posés sur moi et une envie plus ou moins discrète de vouloir échanger avec l’étranger de service. J’ai simplement été invité à venir dans une classe de première ou ces jeunes Turcs furent tout aussi curieux que les collègiens une heure plus tôt. Comment refuser cette invitation ? Les jeunes étant si intéressés et avides d’entendre ce que j’avais vécu, ou ce que je pensais de la Turquie.
Je devais souvent donner les raisons de ce voyage: « Pourquoi ne pas prendre directement un avion?  » Ce à quoi je répondais invariablement: « si cela avait été le cas, je ne serais pas en train de vous parler, non?  »
J’ai quitté les écoles super content d’avoir eu ces échanges et un peu déboussolé d’avoir côtoyé tant de monde après quelques jours seul dans la nature. Vraiment cela restera comme un de mes grands moments de ce voyage.
De plus, le type avec lequel j’avais sympathisé la veille et qui m’avait invité à son école m’a réellement touché : une belle personne. Il avait vécu des choses « pas cool » que la pudeur lui interdisait de nommer ; j’ai juste su qu’il avait passé pas mal de temps dans un camp de réfugiés Kurdes et qu’il était d’une très large famille. Pour le reste, son amour de la vie, sa générosité, sa joie furent un régal. Un chic type, adorable !

Il m’a fallu quelques kilomètres pour absorber ce que je venais de vivre, et j’ai filé retrouver mon nouvel hôte en centre-ville, néanmoins juste avant d’arriver là-bas, j’ai fait un arrêt pour faire réparer ma béquille. Ce fut un peu compliqué de se faire comprendre et de trouver le lieu disposant du bon matos.
Pascal y est tout de même arrivé !
Ce fut très rapide, très aisé (pour eux , car pour moi, il aurait fallu deux ans de dur labeur), et ça m’a couté que dalle !
Béquille opérationnelle : Yoohoo !

Ainsi, mon séjour en Turquie se termine après y avoir passé cinq semaines. Hormis les anecdotiques lancés de pierres, ce fut très intense, avec de superbes paysages, des moments de vie puissants (durs quelques fois), des rencontres multiples et diverses. Comme je l’ai écrit, j’ai été bousculé, et cela à tous niveaux.

Demain je file pour l’Iran – je pense rentrer dans le pays le 30 mai. Voici donc la phase 5. Le dernier pays de ce voyage commencé le 22 mars. Des dizaines de questions, des doutes, des peurs, de l’excitation, de la curiostié se bousculent dans ma tête à l’heure où j’écris ces mots. Nouvelle culture, nouveau code, nouvelle langue, nouvelle monnaie, il n’y a que mon vélo et moi qui allons rester les mêmes.
Je file donc vers l’inconnu prêt à me laisser porter par la Perse.

Ma route : Ozalp – Saray – frontière Iranienne – Khoy – Tabriz (ville de plus de 2 millions d’habitants où je cherche vainement un hébergement pour m’y poser quelques jours).

Je vais prendre deux jours avant d’arriver à la frontière (avec de nouveaux pas mal de bivouacs en perspective), avec une grande incertitude quant à mes possibilités de publication après, mais je tenais à mettre un petit quelque chose avant de vous abandonner. Mon hôte ne disposant pas d’Internet, je me suis posé dans un café ou ça joue, ça fume, et ça boit du thé.
C’était Pascal live from VAN.

A bientôt.

DSC04828DSC04830DSC04796DSC04833DSC04834DSC04795

JMSF – VAN 2

Je ne sais pas si c’est la brume ou bien la pollution, toujours est-il qu’aujourd’hui ce fut un ciel bien laiteux ici à Van. Sans un poil de vent pour chasser tout ça, j’ai vite opté pour la seconde hypothèse et j’ai pris mon lot de particules fines.

Privé d’électricité pendant une bonne partie de la matinée, j’ai longuement écrit, et j’ai filé en ville sans les sacoches, et mazette quelle différence quand même – Ne serait-ce que pour se déplacer au milieu de la ville.
J’adore ça me déplacer en ville à bicyclette.
Je fais n’importe quoi, roule n’importe où et n’importe comment, m’excusant souvent. Avec ma tête de tortue, ça passe bien.
Vous me direz, les Turcs ne respectent pas à la lettre, on va dire, le code de la route. Il faut croire qu’ils ont 12000 points à leurs permis de conduire. Un feu rouge grillé doit coûter 0,2 point tellement ça grille et crâme à gogo (oui comme le jeu).  Autant l’anticiper aux carrefours je vous dis pour éviter de finir plat comme une orange.

Enfin, les villes sont si vivantes, colorées, bruyantes, polluées,  chaotiques, désorganisées pour un occidental qui y mettrait les pieds pour la première fois que ça en devient excitant pour moi le touriste.
Ça bouscule quoi et en gros c’est le bordel !
J’ai donc trainé en ville, mangé au restaurant pour une misère, et filé visiter le château de Van. Enfin visiter est un bien grand mot, puisque j’ai juste trainé en ses mûrs. J’ai beaucoup aimé la vue au même titre que les martinets à ventre blanc qui me frôlaient. Franchement voir ces oiseaux arriver à flanc de falaise et me passer a à peine un mètre, à des vitesses de malades, était extraordinaire. Un grand moment d’ornithologie !

Sur le retour vers l’appartement, je n’ai pas pu m’empêcher de déroger à ma règle numéro un : prendre en photo par plaisir un chat  vivant !
Pas n’importe quel chat !
Le chat de Van aux yeux vairons. D’ailleurs j’ai trouvé ces yeux si extraordinaires que je n’ai pas pu m’empêcher d’en arracher aux châtons qui passaient à côté de moi.
J’en ai un sac plein ! (pour mes goûters)

Ma dernière soirée avec mon hôte fut très conviviale avec les trois jeunes. J’ai super bien accroché avec un des jeunes profs que demain, il m’a invité à venir dans son école faire une intervention en anglais.
Ça devrait être une expérience intéressante !

Je voudrais prendre quelques instants pour vous parler deux choses qui sont mon quotidien ici en Turquie, et cela avant que je ne quitte ce pays dans quelques jours…

Souvent je demande ma route.
Souvent, je m’applique à prononcer avec délicatesse et rigueur le nom des villes où je dois me rendre.
Lorsqu’il y a une syllabe : ça va, je gère et je ne me plante que très rarement. Exemple : Van, ou Mus.
Par contre, dès que les voyelles se mélangent aux consonnes avec des signes que je ne connais pas dans la langue française, ça ne rate pas.
« Mon bon monsieur, excusez mon outrecuidance, mais pourriez-vous m’indiquez où se trouve la ville d’Agri ? ».
Grattage de tête de la part de la personne sollicitée et départ en hurlant les bras en l’air. Ainsi, j’ai appris que le « ö » se prononçait « ch », le « r » : à, le « L » : t, le « é » : o, et le «ans » : roo. J’ai ainsi découvert qu’Orléans se prononçait donc Chatoroo : dingue non ! Enfin, je crois, car vous savez moi et le Turc hein ! Marseille, Lille, et Brest se prononcent aussi Chateauroux, ce qui est encore plus dingue. En revanche, Chateauroux ne se prononce pas : c’est le nom de la « ville interdite » ici, et les gens se signent et crachent à terre quand ils entendent son nom. Dans l’antiquité on y envoyait les supporters de foot ayant changé d’équipe durant la saison pour y regarder des matchs de curling Sénégalais. Drôle de coutûme je vous dis.

Deuxièmement, pendant mes longues heures passées sur la selle…de vélo, je pense, je regarde, j’observe, mon esprit fertile dérive, flâne, pas trop difficile me direz-vous tant mon imagination semble sans limites. Tenez par exemple, je ne peux m’empêcher alors que je me fais doubler par une voiture (pour les camions je baisse la tête, serre les fesses, et ferme les yeux) de relèver les derniers numéros de la  plaque d’immatriculation et de crier bien fort : « 13 ! Je sais : Bouches du Rhône » « 88 ! Vosges ! » « 36 ? 36 ? Euh, je sais je sais…Châteauroux, euh…36 ? Indre ! C’est l’Indre ! » et il en va ainsi pendant des heures. Or, car il y a « nor », les plaques ne sont pas toujours à deux chiffres d’où l’histoire de l’esprit fertile de tout à l’heure. 234 par exemple, c’est quel département hein ? Et bien je vais vous le dire : les « Côtes de Haute-Savoie », et le 643 ? Hein, le 643, c’est le « Jurois », département mitoyen avec le « Pas-de-Calvados » et « Lot-et-Calais ». J’ai ainsi découvert combien il y avait de départements méconnus. Je vous passe le « Vauclusois », la « Loire et Garonne », le « Finistèrois » et autres « Deux Ardennes Atlantique», « Haine »,  « Rallier », et autres  « Alpes de Basse Normandie du Milieu de la Terre de Gondor ».

Bon, je vais tenter d’aller dormir (plus de 5h), et vous jette quelques photos. Profitez de cet article pour balancer vos questions (si vous en avez) via les commentaires, car je doute qu’en Iran le Wifi soit aussi accessible. Demain, je suis à nouveau hébergé…normalement.

DSC04772DSC04787DSC04768DSC04784DSC04794DSC04793DSC04792