JSMF – Shiraz 3

C’était direction Persepolis aujourd’hui, pas à vélo (trop loin et trop chaud) , pas en bus (trop long), mais en taxi: le luxe ultime pour ne pas galérer de trop. J’ai pu prendre la mesure de ce que signifiait rouler à « tombeau ouvert », ou pour l’occasion à « fenêtre ouverte ». A 120 km/h sur l’autoroute, au téléphone la moitié du temps (« aaaaaah la voiture devant ! Aaaaaah le camion !), envoyant sms (« mais regarde devant bon sang! »), répondant à ses sms (« oui dis lui que tu vas ramener du pain et du PQ), se prenant en photo avec moi (« la route, la route, regarde la route…non c’est bon le chat tu peux lui rentrer dedans, mais regarde la route!), doublant à droite à gauche (« Tant qu’il y a de la place y’a de l’espoir! ») , klaxonnant éventuellement pour se faire connaître des autres conducteurs tous aussi tarés, le chauffeur est arrivé sur place très très rapidement c’est le moins que l’on puisse dire. Moi j’ai juste vomi…
Je ne vais pas vous faire découvrir le site de Persepolis car ça se résume à des ruines dans le désert. Bon ce sont de belles ruines avec une histoire derrière, mais je le répète ce sont des cailloux sculptés, posés les uns sur les autres, y’a super longtemps par une civilisation qui s’appelait les…Schtroumpfs je crois. Alors vous allez vous dire que je suis blasé, mais pas du tout ce fut très bien, j’y ai passé deux heures à les regarder ces cailloux. Pour en savoir plus et m’imaginer au milieu de cet endroit, faite donc une recherche sur le net. 
Une fois cette visite terminée, je suis allé à Naqsh-e Rostam, le lieu où se trouvait quatre tombes sculptées dans la roche (des trous dans la montagne.)

Je suis finalement rentré chez mes hôtes, c’était l’heure de la sieste. A savoir qu’à partir de 37C à l’ombre, on est bien mieux au frais et à se reposer. J’en ai donc profité pour tenter de déconnecter un peu de ce qui me ronge en ce moment.

Si ma matinée avait été minérale, mon après-midi fut végétal puisque j’ai visité le très joli « jardin d’Eram » (oui comme les chaussures). J’ai beaucoup apprécié ce petit coin de verdure et puis cela m’a permis de faire un peu de vélo – j’aime bien rouler au moins un peu chaque jour. 

Bon j’ai pas tenu longtemps. 

Je vous disais hier que je ne tenais pas courir, et bien ce soir « à la fraîche », je suis allé faire le coach pour Elham, la jeune femme qui m’héberge avec son mari. Nous n’avons couru que 15′ doucement (sur une piste cyclable de 500m) puis je lui ai fait faire une séance de PPG sur le pelouse, devant les regards amusés des très nombreuses personnes. Je ne pensais pas que de recourir, même si peu de temps me ferait tant plaisir. Demain je vais être fracassé je le sens.

Pour compléter ma journée sportive, je suis ensuite allé jouer au foot avec son mari et ses potes (je sais c’est mal et depuis une demie heure je me flagelle le dos avec des bouts de carambar attachés à des fils de pêche ). 

Comme il n’y a pas de bars ou de cafés ici, les gens se retrouvent dans les parcs. Ça grouille de monde, c’est impressionnant ! Avec la chaleur de la journée, les gens sortent et se retrouvent dehors le soir. J’ai donc passé ma soirée avec eux et leurs amis. Sympa.

Demain je vais conclure ma visite de la ville et aller chez le barbier ! Vous n’aurez ma nouvelle tête que dans quelques jours…

Il est tard – Je suis épuisé

À plus tard 

JSMF – Shiraz 2

Merci à un de mes meilleurs ami, j’ai un hébergement pour Dubaï. 

5h, c’est à cette heure matinale que je suis sorti de ma couche pour accompagner mon jeune couple pour un entraînement avec leur coach de 24 ans – le meilleur coureur de l’Iran avec record à 64′ au semi ( les connaisseurs apprécieront) – entraîné par un kenyan il vise 2h11 au marathon dans quelques mois en Allemagne et espère se qualifier pour les JO. Il s’entraîne 3 fois par jours (Gulp!) c’est son « métier » puisque le gouvernement s’occupe de lui apparement. Il a un logement de fonction au stade d’athlétisme. Ainsi je me suis retrouvé dans la montagne avec eux alors que le soleil se levait à peine. Je les ai juste regardé faire un footing et quelques lignes droite. Unique et magique ! Je me serais bien joint à eux, mais n’ayant pas couru depuis 3 mois, reprendre dans des côtes sous une température de 28 C, en pantalon, et à plus de 1500m aurait été une pure folie que mon corps n’aurait pas accepté. Et vous savez que mon corps en ce moment…

Bon c’est vrai que depuis le début de mon voyage quand on me demande quel est mon métier, je dis : « coach ». Ça m’a permit d’attirer la curiosité de nombreuses personnes, on m’a demandé très très souvent des conseils pour perdre du poids ou avoir une ligne comme la mienne à 46,5 ans. Je suis bien entendu coach de rien du tout ! 

Pour cette première journée à Shiraz j’ai: erré dans le bazar (j’adore ça moi errer dans les bazars), roulé dans la chaleur, chu comme un con en descendant de la montagne me fracassant le derrière bien comme il faut et posant la main sur des chardons en tentant d’éviter le pire (la mort par noyade). J’ai aussi perdu mon trépied pour appareil photo: fini les photos en sautant.  J’ai traîné dans les ruelles (j’ai failli me faire percuter bien comme il faut, il s’en ai fallu d’un…cheveux que moi aussi j’ai mon mausolée ici), visité aussi quelques sites, je me suis posé dans des jardins et parc pour réfléchir sur ce voyage, et mon futur. 

J’y pense beaucoup à mon futur, et c’est mal, je sais !

Pendant mes errances, je suis notamment tombé sur « Aramgah-e-Shah-e-Cherag », un mausolée époustouflant ! Unique avec ses millions de miroirs, d’autant plus que je suis tombé dessus « par hasard ». Bon, il a fallu, comme tous les étrangers que je me tape un guide, car normalement les non-musulmans ne sont pas autorisés à l’intérieur du mausolée. Moi si ! Ça doit être ma barbe, bon sang que j’entends souvent que je ressemble à un mollah, ou bien que fais partie de l’état islamique – je ne parle pas perse ou farsi (sauf toujours avec les petites électrodes où vous savez), mais je commence à saisir quelques mots dont DAESH ! 

Dans trois jours, je vais chez le barbier pour retrouver ma jeunesse !

Le programme pour demain est de filer en taxi vers Persepolis. C’est à 1h30 apparement et ça vaut son pesant de figues séchées. 

Je vous raconterai puisque pour les photos c’est toujours mort. 

JSMF – Esfahan – Shiraz

Comme à chaque fois , merci beaucoup pour vos commentaires !

C’est rigolo, enfin c’est rigolo vu de l’extérieur…

Ces derniers jours, je ne mange quasiment pas, je ne dors quasiment pas, on pourrait dire en gros que je me « désertifie » moi aussi. Je sèche ou je me sèche, la chaleur aidant, ou je fais dans le local, comme vous voulez. 

Ainsi ce matin après une grosse nuit de 5h où les crampes sont venues me foudroyer à plusieurs reprises (il est temps que je reprenne le sport ou que je boive de la bière ) j’ai filé au terminal de bus avec le vélo dans le coffre du taxi. Je vous laisse imaginer mon vélo dans le petit coffre d’une 405 (la voiture la plus commune ici) 

Même pas peur ! Pas moi, eux, car mon vélo en voit de toutes les couleurs le pauvre, et dans quelques jours, je vais le mettre dans une boîte en carton. 

Je pense que quelques moutons bien attachés auraient pu aussi tenir, ainsi qu’une bonne trentaine de chats en petits morceaux aussi. On aurait pu attaché les supporters de foot sur la galerie…

Je savais que la route jusqu’à Shiraz était longue, et même si j’ai un peu somnolé pendant le trajet, j’ai surtout regardé et tenté de mémoriser ces paysages grillés (la moisson se termine) si particulier de ce voyage en Iran. C’est le désert avec de « presque » vertes vallées où poussent des trucs verts. J’aurais juste aimé que l’air conditionné ne tombe pas en panne à mi-parcours (il est 20h il fait 37C et 7% d’humidité, ça vous laisse imaginer la température à 15h en plein soleil ), juste pour vous donner une idée de ce que je veux dire par: « J’aurais aimé que l’air conditionné ne tombe pas en panne à mi-parcours ». Enfin, je ne devrais pas me plaindre à la vue du nombre de personnes bossant dans les champs ou pire faisant du goudron sur la route! Les enfants iraniens si vous lisez ça: travaillez bien à l’école au risque de finir à bosser en plein cagnard sur le bord d’une route à shiraz. 

Après donc mes 8h de bus, je suis arrivé au terminal et sans demander mon reste et j’ai filé attendre mon hôte pour les prochains jours. Je sais c’est mal j’aurais dû payer, mais ça me saoulait d’attendre et de négocier des plombes…je vais terminer en enfer, ah zut, c’est déjà l’enfer avec les températures. 

Immédiatement j’ai vu le mélange des cultures…et des langues. Les terminaux du monde sont toujours des lieux de brassage culturels intéressants. Traînez donc à la gare de Châteauroux un dimanche midi de novembre, vous verrez. Ça parlait perse, farsi (aux châtaignes ), et arabe. Beaucoup plus d’arabes ici…j’ai vraiment le sentiment d’avoir changé de région. 

C’est une jeune et jolie fille et son mari qui sont venus me chercher. Mon vélo s’est retrouvé dans le coffre à nouveau et nous avons filé dans le coquet appartement de ce couple fraîchement marié. Parfait. Ils ont l’air-conditionné, c’est propre, ils sont gentils, ils n’ont pas de chats, et c’est calme. Je vais pouvoir me reposer ici quelques jours, car à Esfahan, mon gentil hôte m’héberge assez loin de la ville – c’est chiant pour se déplacer. Il est très gentil et disponible et tout et tout, mais narcissique au delà du raisonnable. Ça prend un temps fou pour faire une bricole ! Il se coiffe sans arrêt (je ne peux pas comprendre ), se regarde dans une glace dès que possible (miroir ô beau miroir), fait très attention à son look (quatre jours avec le même t-shirt et sa sueur le Pascal), et est putain de maniaque, ça fout les jetons et me rend dingue ! Hier pour mettre la table et manger des pâtes au sol (bon c’est la coutume ici) à 23h30, ça a prit 30′. 30′ minutes pour que tout soit parfait…je vous assure – j’ai torché mon assiette en 1′ et il a fini tout seul le monsieur. Juste avant il m’avait demandé si je voulais de la glace dans mon verre de vin rouge…j’avais poliment refusé (la bouteille était ouverte depuis un moment à mon avis) prétextant que je pouvais vomir si je buvais de l’alcool. 

Bon, mes hôtes sont partis courir…oui courir – relisez la partie sur le température. Ils me l’ont proposé, mais comme je n’ai pas de short, j’ai dit non (courir en pantalon sous 37C non merci). Elle, en revanche, est partie courir en étant couverte de la tête au pied, Iran oblige. J’ai pu faire mon coach à nouveau car ils avaient de nombreuses questions les titis.  Il n’est impossible que demain matin, à la fraîche je file avec eux découvrir leur coach, un très bon coureur semble-t-il…

Sinon Pour demain c’est visite de la ville…

Je vous laisse donc, je ne me relis pas, car déjà que taper avec seul doigt sur mon téléphone est…long.

Pascal live from Shiraz

JSMF – Esfahan 3

Depuis trois mois j’ai eu des expériences culturelles intéressantes (ECI) c’est le moins que l’on puisse dire.Hier soir en fut une nouvelle puisque je suis allé à la piscine ! A la piscine couverte à Esfahan, totalement improbable. Comme à 21h c’était ouvert pour nous les hommes, mon hôte m’a conduit là-bas à vélo (faire du vélo la nuit sur les voies rapides en Iran est aussi une « expérience culturelle intéressante », voire inconsciente) . Je me suis ainsi retrouvé à faire des…largeurs dans ce bassin olympique, ce dernier étant coupé en deux. Je vous rassure pas de champions du crawl ou de la brasse indienne inversée dans le coin nageurs, y’a les mêmes connards qui nagent sur le dos le papillon et qui vous foutent des coups de poing – ils sont juste plus poilus ou diraient des chiens ou des ours !

Ce matin, après une nouvelle nuit de 4h, j’ai eu droit à une nouvelle ECI: le porridge de mouton en guise de petit déjeuner (j’ai été poli, et ce fut pour moi un léger petit-déjeuner ). Celui-ci a été suivi par une demo de mes hôtes, de duduk (ou balaban) accompagné de chants persiques traditionnels.

Ce n’est qu’en fin de matinée que j’ai pu acheter mon billet d’avion Esfahan – Dubaï, et mon billet de bus Esfahan – Shiraz.

 Je vous passerais comme ECI les discussions de fous entre mon hôte et moi. On parle en anglais certes, mais je me demande si il me comprend bien. Ça devient vite un sketch rigolo ou j’essaye d’expliquer quelque chose, il acquiesce, mais en fait je vois bien que ce n’est pas très clair pour lui:

« Mais puisque je te dis que je veux prendre mon vélo avec moi  »

« Ok pas de problème  »

« Super je vais chercher mon vélo alors »

« Tu veux prendre ton vélo ? »

 Ça peut durer très longtemps et être épuisant à la longue, surtout que c’est le cas pour beaucoup de situations qui nécessitent un Oui ou Non.

Il n’y a jamais de problèmes sauf qu’il y a toujours un problème. Tout est vague, approximatif, et jamais bien clair. Je m’y suis fait, et répète souvent, m’assure que j’ai bien compris ou qu’il a bien compris au moins douze fois. 

En début d’après-midi alors que je visitais un pont à l’acoustique bluffante au niveau des piliers, on m’a arrêté pour la traditionnelle photo (au moins une fois par jour) et le mec comme ça m’a dit qu’il voulait chanter pour moi…et boum nouvelle ECI…

Avec les 38 C aujourd’hui, j’ai peu traîné à vélo dans la ville avec mon hôte, mais seulement après 17h. Je continue de rouler chaque jour un petit peu…

Demain je file vers Shiraz en bus, et cela pour 8h. Je devrais revenir à Esfahan le 16 ou 17…

JSMF – Esfahan 2

J’ai hésité à écrire quelque chose ce soir…une mauvaise nouvelle m’ayant retourné, balayé…

Faire des choix et vivre avec.

Soigner les maux par les mots ne cessé-je de répéter, alors je publie une bafouille…

La nuit fut courte, ou la nuit fut longue. 

Question de perspective. 

Des jours, des mois, des semaines que je fais des choix. Certains n’ont eu qu’une minime influence sur le déroulement de ma journée, d’autres m’ont retourné, m’ont bousculé totalement. 

Seul maître de mon destin voici donc trois mois que j’avance. Les questions abondent avec des réponses plus ou moins claires, avec des réponses plus ou moins précises. 

Pourquoi ai-je décidé de faire ce voyage? Oui pourquoi ? Doit on avoir un but ? Et quand celui ci est atteint que se passe t il ? Si la motivation première d’aller retrouver mon fils était louable et pétrie de sens depuis le début, je ne peux cesser de chercher plus loin, même si cela semble fort futile. 

Faire un bilan comptable de ces trois mois, mesurer, quantifier des émotions apparaît alors comme une vaine quête. Dois-je évaluer ? 

Qu’ai-je gagné ? Qu’ai-je perdu? Qu’ai-je appris sur moi, sur les autres? 

Je me suis laissé porter et j’ai vécu. C’est déjà pas mal. 

Seul le temps me dira si ce périple m’a changé – Je viens de recevoir une belle fiente de corneille sur le t-shirt en guise de réponses tiens ! On s’amuse là-haut ? On s’amuse « là-haut »?

Allongé dans l’herbe du parc Bostan-e-saedi, après une matinée à m’occuper de mon retour qui approche. Le bateau qui semblait si évident s’avère comme une option trop aléatoire en fin de compte. On m’a dit ce matin que peut-être il y en aurait, mais qu’en ce moment ce n’était pas sûr. 

Faire un choix à nouveau. 

L’avion étant la seconde alternative j’ai découvert que le prix était identique à celui du bateau j’ai donc posé une option pour un départ d’esfahan vers Dubaï le 18 juin. J’envisage donc de juste prendre le bus jusqu’à shiraz d’y passer quelques jours et de remonter à nouveau en bus. Je n’ai toujours pas d’hébergement pour Dubaï. Mon vol retour pour la France se fera le 21 juin – arrivée le 22 très tôt le matin. 

La journée fut partagée entre les diverses taches administratives et quelques visites. 

Cette ville est belle ! Ma préférée depuis mon arrivée en Iran. 

Faire des choix et vivre avec. 

J’ai choisi de terminer ici mon périple dans cette ville après la visite de Shiraz…

Bien à vous

PS: pour ceux qui veulent des tapis pas de soucis j’ai des plans…

  

JSMF – Hamedan – Esfahan 

Toujours, ou alors souvent, prétendre que l’on est idiot quand on voyage, et le faire accompagné d’un grand sourire (baver la bouche ouverte est un plus aussi). Ça aide et on peut se faire excuser pour de nombreux impairs, on peut ne pas avoir à payer, ou encore faire tout simplement peur ! Je l’utilise souvent, je ne vais pas vous mentir. Je n’ai pas de mal pour passer pour un débile me direz-vous!
Toujours, ou alors souvent, couvrir toute personne vous aidant d’abondants « mercis » et autres remerciements (en évitant de rouler une galoche aux hommes, et de peloter les fesses des femmes – et inversement ). Ça aide et ça permet de changer d’humeur un chauffeur de bus un peu obtus. 

C’est ces deux techniques que j’ai utilisées ce matin pour ne pas avoir à payer pour mon vélo. 

Je suis arrivé tôt au terminal , j’ai repéré mon bus, repéré mon chauffeur, et demander à juste mettre mon vélo. Je n’ai pas demandé combien ça coûtait (règle un) et ensuite j’ai remercié ce dernier à coups de « mercis », de tapes sur l’épaule, et grands éclats de rire (règle deux). C’est passé comme ça contrairement à Zanjan ou je m’étais fait dépouiller de 10€. En arrivant à Esfahan, je suis parti sans demander mon reste. 

Une fois dans le bus, je me suis retrouvé assis à côté d’un artiste. J’aurais pu parier trois millions de tomans tellement il avait le look. On a pas mal échangé (le temps passant rapidement ) et il m’a montré ses œuvres ainsi que celles du collectif dont il faisait partie. J’ai beaucoup aimé dommage que le prix de 3000$ ait été un peu « hors de mon budget de voyageur à vélo « . Parti « plus ou moins  » à l’heure, ce un voyage tranquille à travers le désert: plat, immense, et grillé. Pas forcément beau, pas forcément laid. Alternant les moments de sommeil, j’ai été occupé à regarder dehors (et content de pas y être ) et à me laisser divertir par la musique traditionnelle sortant de la radio et le film (apparemment comique ).
En arrivant à Esfahan c’était la tempête. La tempête de sable (pas encore fait ça) et croyez moi j’ai été content d’être récupéré par mon hôte, un prof de sport (célibataire et à la recherche de l’âme sœur les filles.) Ce dernier m’a conduit dans son coquet petit appartement. J’ai eu peur de toucher quelque chose tellement c’était propre et que le monsieur était, hum hum , maniaque ? J’ai eu le plaisir de découvrir qu’il était vraiment très méticuleux. Brrr! Enfin j’ai pu prendre ma douche puis nous sommes repartis en ville où le jeune homme est allé faire de la musculation tandis que je restais chez des gens pour choper internet. 

Je vais rester jusqu’à samedi matin ici afin de profiter de la beauté de la ville. 

Je stresse vraiment beaucoup en ce moment pour coordonner mes hôtes, mes déplacements, la rencontre avec mon fils, et mon retour. 

La fin de ce voyage est tout sauf plaisant ! 

 

JSMF – Hamedan 2

Merci pour vos messages ! Ça fait super plaisir !!!
J’y suis retourné à ce parc Baba Taher, c’est même de cet endroit que je vous écrit après ma sieste. Autour de moi tout le monde fait aussi sa sieste, car voyez-vous il fait  » bien chaud ». Je rêve de porter un short et de sauter dans les jets d’eau qui sont en face de moi. 

Hier soir, en mode « survivor » je vous avais laissé avec un moral assez bas. J’avais pourtant bien géré cette situation de crise. Oui j’en avais marre hier soir…et puis après quelques coups de fil, un type était venu me chercher. Il m’avait alors fallu tout ranger et tout charger dans une camionnette, et filer chez lui. Quelle fin de journée ! Ce type était en fait sur le réseau accueillant les cyclos mais comme j’avais soit disant quelqu’un je ne l’avais pas contacté. C’était mon hôte de Zanjan qui l’avait appelé. Trop cool. J’ai ainsi dormi hors de cet endroit très bruyant , infesté de moustiques (je me suis fait bien dévoré en l’attendant), j’ai pu terminer la soirée en me gavant de fruits frais, après avoir pris une douche. Bon sang que ces quatre heures ne furent pas plaisantes. Je n’aime pas compter sur les autres en voyage à vélo, je me sens vulnérable . Depuis mon départ, c’est la 3ème fois que l’on me plante ! Tout est bien qui a bien fini, même si je n’ai quasiment pas dormi tellement il a fait chaud.

Ce matin, à la faveur d’une bonne connexion internet, j’ai pris mon temps pour préparer mon retour.

Loin de moi l’envie d’arrêter de rouler, de voyager, de camper, ou de découvrir d’autres endroits, c’est simplement que la logistique ici me pèse. Avec l’envie de retrouver mon fils qui approche, et la fin de ce voyage approchant aussi, j’ai hâte de retrouver ma famille, mes amis, et une vie un peu plus « normale », même si j’insiste que je désire encore voyager à vélo. Ca me manque en ce moment, mais pas sous des températures de plus 35C ! 

Ainsi, aujourd’hui j’ai fait le touriste, traînant dans le bazar, visitant le site de Hegmataneh et son musée, le Alvicenna mausolée, la place khomeini, la tombe alavian, le « stony lion », et enfin le mausolée Baba Taher. 
Demain je reprends le bus pour la journée pour la grosse ville de Esfahan où je compte rester quelques jours, puis ça sera à nouveau bus pour Shiraz ou je devrais rester aussi quelques jours et prendre mon billet de bateau de Bandar Abbas. 

Voici le programme…normalement, car la route est encore longue.

Oui la route est longue, d’autant que le contact que j’avais pour le lendemain vient de me planter. Heureusement j’avais un plan B. Après 3 mois, je rêve plus de plan Q que de plan B moi ! 

Pour ceux qui pensaient que l’aventure était terminée, je vous rassure ce n’est pas le cas. Il me reste à trouver un hébergement à Shiraz et à Dubaï aussi. J’ai balancé de nombreuses demandes : que dalle !

Bon allez je vais tenter de me reposer, je suis occis et le dîner au restaurant que m’a offert mon hôte était si bon que j’ai mangé plus que raisonnablement – Tiens je vais aller vomir !

A bientôt j’espère – je tente une photo…

  

JSMF – Zanjan – Hamedan

La galère totale ce soir…pourtant ça avait bien commencé 

Mon hôte avait, comme animal domestique, une perruche en cage située à l’extérieur de la chambre, mais dans la cour. Il s’agissait du genre d’oiseau qui couine et bondit de gauche à droite toute la journée. Un titi quoi ! Pauvre bestiole. Bref, cette nuit, pris entre deux rêves absurdes, j’ai entendu que l’oiseau était terriblement nerveux et qu’il se mettait à faire la « boule de flipper »dans sa petite cage. Partagé entre le désir de me replonger dans mes rêves de naïades libidineuses, et aller m’assurer que le volatile était ok, j’ai laissé passer quelques minutes, pressé de retourner retrouver Pamela. Néanmoins, j’ai commencé à être franchement inquiet quand les cris perçants se sont ajoutés aux coups d’ailes dans les barres métallique. Je venais à peine d’arriver devant la cage qu’un chat, un félin, un monstre, un démon, alerté par ma présence s’est enfuit. Je m’en doutais. Le chat est un animal diabolique qui ne mérite que d’être cloué aux portes des fermes la tête à l’envers – pour les supporters de foot, je réfléchis toujours. 
Bon j’avais un bus à prendre en début d’après midi, mais avant d’acheter mon billet, il a fallu aller négocier le prix de transport de…mon vélo. Après moult négociations, mon hôte est arrivé à faire baisser le prix de moitié. Cependant, mon vélo qui voyageait en soute a du payer deux fois plus que moi ! Ridicule !
Je me doutais que partir à l’heure n’était pas possible ici, comme un douzième sens. Je ne me suis pas trompé, car à peine venions nous de quitter le parking que notre bus s’arrêtait. Le chauffeur, parfait sosie de l’acteur Benicio Del Toro les filles, déjà en sueur sortit avec ses clefs diverses et sa grosse lampe, nous laissant seuls dans cet aquarium. Au cas vous ne soyez jamais allés en sortie scolaire en bus, un bus est composé uniquement de vitres, et Vitres + soleil + chaleur = température parfaite pour la cuisson d’aliments divers (exemple d’aliments divers: le chat, ou dans ce cas précis l’humain : Pascalus Homo cyclopedus.) Pendant trente longues minutes nous avons poireauté dans un sauna. Je fus content de partir et de vomir. Pendant le voyage, je suis resté le nez collé à la vitre à regarder les paysages désertiques défiler devant moi. A de nombreuses reprises je me suis posé la question de savoir comment se serait passer un déplacement à vélo. Le vent toujours très fort, les ascensions compliquées, et surtout la chaleur auraient sans aucun créer un gros challenge physique et mental. 
Je pensais être attendu et hébergé ce soir, sauf que mon hôte s’est désisté à la dernière minute. Arrivé dans une nouvelle ville, sans eau, sans bouffe, et à la nuit…la galère totale !!! L’horreur même. Plein de colère et de frustration, j’ai du mettre en ordre mes priorités pour la nuit. D’abord trouver de l’eau puis de la bouffe et enfin un endroit où dormir. J’ai réussi à trouver au prix d’un stress conséquent. Je suis posé au parc Baba Taher, je mange un pauvre sandwich , j’en ai marre ! 

Écrire me fait du bien, et la nuit s’annonce courte et compliquée – je tente de publier ca – pascal en direct hamedan 

JSMF – Zanjan 3

« On va partir vers 8h, demain matin » m’avait dit mon hôte, le petit, jovial, et rondouillard Amir. Nous sommes partis il était plus de 10h en direction du « jardin » comme il le nommait. Notre véhicule ? Une vieille Jeep ayant appartenu au magazine « National Geographic » : collector ! Il faisait déjà chaud, et je n’avais pas bien tout compris comment ma journée allait se dérouler . En fait, je ne comprends pas toujours très bien comment ça fonctionne ici. Je me laisse porter et fais une confiance aveugle aux personnes qui me guident. Le jardin donc était une grande propriété, un verger, au milieu du désert où les parents de mon hôte faisaient construire une maison secondaire. Petit havre de calme et fraîcheur à quelques kilomètres de Zanjan. J’y suis resté la matinée et une partie de l’après-midi  tandis que mon hôte y bossait. Ça me semblait si irréel de me trouver à cet endroit. L’accueil étant toujours génial. 

N’ayant pas à rouler aujourd’hui pour la seconde fois en deux jours, je me suis dit  que cela me manquait. Pas l’extrême chaleur, le vent de face, et toutes les autres galères, non, plutôt les déplacements quotidiens sur mon vélo au milieu de la nature, la liberté, les paysages, et le fait d’avancer.

 Les prochaines semaines je ne vais quasiment pas rouler, et je sais que cela va me manquer, que mon nomadisme va me manquer…je sens que j’arrive à la fin de « quelque chose ». J’ai pris du temps aujourd’hui (j’en avais) pour me replonger sur ce j’avais accompli (photos et écrits). Ce fut étrange. J’avais le sentiment d’avoir fait beaucoup et rapidement , mais de ne rien avoir accompli d’exceptionnel non plus.

Ce n’est qu’à travers les yeux des autres que l’on mesure le chemin accompli. Je ne suis qu’un cyclonomade de plus, un parmi les nombreux nomades qui se lancent un jour dans un voyage à vélo. Pour les autres, je suis tantôt un fou, un rêveur , un athlète , un vagabond, un aventurier, ou un touriste. Je pense être un peu tout ça à la fois. 

Bref j’ai été très content de retrouver mon pote Hollandais pour une longue balade en ville dans le bazar. On a tout les deux adorés, ce bazar étant bien loin de ceux plus touristiques visités auparavant. Vraiment un super moment où nous avons une nouvelle fois beaucoup partagé et beaucoup ri aussi. 

Depuis quelques jours, je vivais réellement ce pays et pour la soirée, nous sommes allés au restaurant, puis dans un bar (très rares ici, il n’y a que très peu d’endroits où l’on peut se poser) pour finir par retourner au jardin jouer au ping-pong et au babyfoot ! En iran ! Trop drôle .

Demain je prends le bus pour Hamedan (ça va être encore une expérience je pense) où je compte passer deux nuits. 

Il est plus de minuit, le vent est très violent et la température est tombée à un niveau de fraîcheur très agréable. 

À plus tard !

JSMF – Zanjan 2

Je tiens à préciser que je ne peux plus mettre de photos sur le site , les connexions étant trop lentes…et je continue d’écrire en utilisant mon téléphone, c’est à dire que je tape avec mon pouce uniquement (comme un vieux!).

Alors aujourd’hui il s’est passé quoi d’excitant ici sous une douce température frôlant les 36/37 C et un vent bien fort?

Arf ! Je ne les avais pas encore rencontrés ceux-là, mais cette nuit alors que j’étais en boule sur ma paillasse à tenter de m’endormir, tout en serrant deux clubs de golf en bambou dans la main droite et une girafe en peluche dans la main gauche, ils sont arrivés ! Je veux bien entendu parler des moustiques ! Ils s’en sont donnés à cœur joie les sales bestioles et à mon réveil je les maudissais tout autant que ces fichus chats…

Dans les livres, ils disent toujours de commencer par un bon petit déjeuner, et ce matin, après 5h de sommeil ( lire 3 x 1h30: fucking mosquitoes) j’ai été conduit par mes hôtes, en ville pour un bon et copieux petit-déjeuner à base de blé bouilli et de viande de mouton (je crois). Quand j’ai vu arriver l’infâme pâte marron, j’ai eu peur et j’ai réfléchi à la façon dont je pourrais poliment refuser la potion. Fuir? Non trop chaud…vomir? Non je n’avais rien dans le ventre…prétendre ne pas avoir  faim? C’était mort tellement je me réjouissais de cette nouvelle expérience gustative . Donc, curieux et bien élevé j’ai tout de même goûté à ce truc. Et bien avec du sucre, je n’ai même pas vomi ! 

Sinon, après les abus physique de la veille, j’ai été content de ne pas rouler aujourd’hui. J’ai été content de rester posé avec mes différents hôtes et d’envoyer des demandes d’hébergements. J’ai ainsi calé des pauses à Hamedan et  Esfahan – pour Shiraz je dois voir si c’est possible et rien pour Bandar Abbas (dernière ville avant la traversée ). J’ai aussi envoyé des demandes pour Dubaï – ceux qui ont éventuellement des contacts sûrs, je suis preneur. Vous n’avez qu’à dire que j’aime les chats, les supporters de foot, et la ville de Châteauroux. Ça devrait le faire. 

Je pensais quitter la ville demain, mais je vais devoir rester une journée supplémentaire car il n’y a pas de bus pour Hamedan. Après avoir passé la journée à papoter à droite à gauche avec de nombreuses personnes, j’ai eu le plaisir de retrouver mon pote hollandais aux sabots d’argent, laissé à Tabriz . On a ainsi pu passer la soirée ensemble à se raconter des histoires de cyclos. 

Hey vous n’allez pas me croire mais ce soir j’ai mangé une…tartiflette ! Je vous jure, on a commandé un truc avec des pommes de terre et du fromage et quand j’ai vu arriver le plat et surtout après y avoir goûté : tartiflette ! Une tartiflette iranienne donc, c’est super surtout quand il fait chaud 🙂 

Bon j’ai terminé la journée en faisant une séance de grimpe en salle ! Je n’ai jamais autant grimpé 🙂

Sur ce, je vous laisse et je vous retrouve à nouveau à Zanjan demain.